mardi 24 juin 2014

Ce n'est pas une bonne idée...

Finalement, nous somme partis de ce foutu manoir. Mais ça ne veut pas dire que la situation se soit améliorée. Au contraire, je pense qu’elle va empirer.

D’abord, il y a eu la soirée merdique avec une visite du charmant maître des lieux. Mis à part le fait que j’ai eu l’occasion de discuter en elfique (ce qui ne m’arrive que très rarement), je n’ai trouvé aucun point positif à cette discussion. Il était prétentieux et profondément antipathique avec son attitude de «je suis hot, je suis meilleur que toi et tu n’es qu’une petite merde conne et stupide». J’aurais vraiment aimé le tabasser, mais même moi je n’étais pas assez stupide pour essayer de m’en prendre à quelqu’un d’aussi puissant.

Ensuite, le crémage sur le gâteau, ce fut le souper. Le seul point qui aurait pu être positif c’est quand Omaley a traité Ipsilone de «dumb bird». C’est un arcadien? Ipsilone aurait pu dire que ce n’était pas de mes affaires (ce qui était vrai). Ou encore, Omaley aurait pu simplement me dire non, sans plus d’explication. Mais non! Il a fallu qu’il se mette à rire comme si je venais de dire la chose la plus stupide du monde. C’est ça votre fun? Vous moquer de vos invités quand vous savez qu’ils ne peuvent rien faire? That’s your hobby, to prey on the little people?

Omaley a dit qu’il attendait des personnes qui allaient venir chercher son artefact. C’est vrai que nous en cherchons (Quoi? Ne me regardez pas comme ça! Vous ne m’aviez pas demandé ça!), mais nous ne sommes ici que pour une carte.

L’artefact en question était pour la magie de mage (Nous sommes un peu en manque de ça en ce moment. Le dernier que nous avons eu, nous l’avons un peu laissé derrière. Ne me regardez pas comme ça! C’était sa décision!), pas pour la magie merdique… euh bardique, sans paraître désolé le moins du monde de m’avoir insultée une fois de plus. Mais va donc te faire voir! Ce n’est pas parce que je suis une barde et non une mage que je ne vaux rien du tout. J’en ai vraiment assez des gens qui passent leur temps à me rabaisser!

Omaley a d’abord dit qu’il nous fournirait un carrosse pour nous emmener là où nous le désirions (Alors nous pourrions rapidement retrouver le reste du groupe? Cool.), puis qu’il allait faire venir la moitié du groupe qui manquait (Vous savez, la moitié qui n’est pas complètement attardée!). Why don’t you just die…?

Ensuite, Omaley est parti en disant qu’il allait s’occuper de la princesse. Bien sûr qu’il faut s’occuper de Nell! C’est une princesse! Ce n’est pas comme la bande de non-mages/non-sang-royal d’attardés que nous sommes, n’est-ce pas? We’re not important so it doesn’t matter if you insult us or boss us around! Après, il a osé me demander (à ce point-là, «exigé» serait plutôt le terme exact) d’apprendre l’elfique à Sara. Va donc te faire voir encore. Je veux bien apprendre l’elfique à Sara si elle me le demande, mais je ne ferai rien pour toi!

Kilian ne comprenait pas pourquoi j’étais fâchée. Lui acceptait très bien son état de nullitude et voulait s’améliorer. Tu ne comprends donc pas qu’il ne s’agit pas d’être nul ou pas, ni d’accepter ce que le sac à puces a dit? Ses remarques n’avaient rien de constructives. Elles étaient purement et simplement méchantes et j’en ai plus qu’assez que tous ceux que je rencontre ces temps-ci me traitent comme ça. Pour Killian, au moins ça ne concernait pas Nell. Est-ce que tu te rends compte que tu es en train de dire que ça nous concernait nous et/ou que tu te foutais que ça nous concernait?
-Tu veux t’améliorer?
-Oui, mais pas pour lui!
-Comment tu veux qu’elle s’améliore? Elle ne contrôle même pas sa magie!
-…
Tu ne dis rien depuis le début et il a fallu que tu ouvres la bouche pour dire ça? Si ma magie fait des freegames, c’est à cause de toi! Je ne t’aimais déjà pas beaucoup, mais là, je commence franchement à te détester! J’ai dû me retenir de toutes mes forces pour ne pas lui sauter dessus et le tabasser à mort.

Au beau milieu de la nuit, je me suis fait réveiller par Ipsilone qui criait «minette» à tue-tête dans le corridor. Mais ta gueule! Il s’est arrêté quelques instants, puis il a recommencé. C’en était trop pour moi, alors je suis sortie avec un vase et je lui ai lancé derrière la tête. Il est tombé inconscient. Enfin la paix!

17-19 juillet
Mais quand allons-nous partir d’ici…?

Je n’ai pas fait grand-chose de ces trois jours.

J’ai appris l’elfique à Sara (Parce qu’elle me l’a demandé, pas parce que «minette» l’avait exigé.

Nous ne trouvions pas Nell, alors j’ai envoyé Sara voir Omaley pendant que je demandais à Kilian. Il m’a répondu qu’elle étudiait. Et…? Tu ne te poses pas plus de questions que ça? Il préférait qu’elle soit dans un endroit où elle ne serait pas dérangée. Bien sûr, le reste on s’en fout…

Je retournais à ma chambre quand Sara est arrivée. Elle avait un message de la part d’Omaley : je faisais honte à ma famille. Une Wind ne devrait pas se cacher dans sa chambre. Mais va te faire foutre! Pour qui te prends-tu pour me dire que je fais honte à ma famille?! Tu ne me connais pas! Tu n’as aucune idée de ce que j’ai pu traverser pour agir ainsi! Mais Nell va bien! Don’t shoot the messenger… Don’t shoot the messenger… Merci Sara...

Je n’ai pas eu la paix très longtemps. Omaley est venu m’emmerder. Qu’est-ce que tu veux? Parler? Vas-y… Je ne sais pas vivre, mais je ne suis pas vulgaire? C’est ça que tu es venu me dire? Ne te gêne surtout pas, entre dans ma chambre sans y avoir été invité. Il est allé s’assoir et il a attendu. Tu voulais parler, mais tu ne dis rien et tu te contentes de rester devant moi à tenir ton petit bout de papier? Dis ce que tu as à dire et fous le camp!
-Apparemment, je me suis trompé.
-…
Il est ensuite parti. Euh, ok… Au moins, j’ai la paix maintenant.

Ça a recogné à ma porte. Il n’y avait personne. Ok…

Ça a encore recogné à ma porte. Cette fois-ci, c’était Omaley avec tout le monde. Nous ne devions pas sortir, peu importe ce que nous entendrions. J’ai fait un doigt d’honneur à la porte après qu’Omaley soir sorti. Kilian m’a demandé si c’était une façon de dire au revoir. Oui, s’en est une.

Nous avons été pris ensemble durant 24 heures, sans rien à manger, obligés de se soulager dans un coin alors que d’autres personnes étaient présentes. Mais ça, Omaley s’en fout, n’est-ce pas?

20 juillet
La porte s’est ouverte. Ipsilone a dit les dames d’abord, mais j’ai réussi à lui suggérer que c’était une très bonne idée qu’il sorte en premier. Il ne s’est rien passé, alors nous avons tous suivi. Pour moi, direction les cuisines.
En descendant, nous avons croisé Omaley, qui arrivait avec Nell et Quentin.
-Tu étais où?
-J’étudiais!
(Quelqu’un peut être précis ou c’est vraiment trop demander? Mais je suppose que c’est le genre d’information que le commun des mortels n’a pas le droit d’avoir, n’est-ce pas?)

Nell m’a fait un câlin. Puis Kilian. Mais lâchez-moi… Ce ne sont certainement pas des câlins qui vont arranger les choses. J’ai continué de me diriger vers la salle à manger. Why don’t you just kill yourself?, m’a crié Omaley. Super. Je suis ici depuis 4 jours, à chaque fois qu’il me voit mon hôte m’insulte de la pire des façons et il me demande maintenant d’aller me suicider. C’est vraiment gentil. Tu es tellement une merde que tu devrais mettre fin à tes jours. Et personne n’est de mon côté. Merci groupe.

Nous avions maintenant le choix : rester en vie et qu’il nous donne des conseils pleins de sagesse ou qu’il nous envoie nous faire tuer. Il m’a traitée de personne inapte (je sais que ça s’adressait à moi, parce qu’il m’a regardée en le disant). Encore une fois, aucune réaction de mon groupe.

Je n’étais plus très motivée, mais je n’avais pas du tout envie d’entendre Omaley m’insulter encore avec ses conseils pleins de sagesse. J’ai donc laissé Nell décider. Elle voulait continuer (Kilian aussi bien sûr), alors je me suis rangée de son côté.

Nous ne voulions pas d’Ipsilone, Sara veut depuis longtemps retourner chez elle et Quentin n’a rien dit. Elle n’avait pas l’air plus réceptive que ça à ma proposition d’aide de l’autre fois alors tant pis.

Omaley m’a demandé mon nom complet, puis celui de mes parents. J’ai ensuite encore eu droit à «vous devriez avoir honte de votre attitude». C’est ça, c’est ça… Votre mère s’inquiète pour vous. Euh, the fuck? L’enveloppe qu’il tenait était celle qu’il avait apportée dans ma chambre et elle portait le sceau de ma famille. Euh, the fuck encore? Si j’avais changé d’attitude à mon retour, il pourrait transmettre une réponse à mes parents. Commence donc par changer d’attitude et on en reparlera!

Notre voyage nous emmènerait dans un autre monde. L’artefact que nous cherchions se trouvait dans la ville principale. Quand nous serions prêts à revenir (Mais nous allions sûrement échouer, a-t-il ajouté. Charmant.), nous n’aurions qu’à lancer le petit truc de pierre dans un portrait d’Omaley et il ferait la téléportation.

Nell, Kilian et moi sommes entrés dans le portail et tout de suite je me suis dit : ce n’est pas une bonne idée. Ce n’est tellement pas une bonne idée…


mardi 10 juin 2014

Je n'en peux plus

Je n'en peux plus.

Je suis si fatiguée.

Je vais finir pas tuer quelqu'un. Je sens... que ce n'est plus qu'une question de temps.

Je sens toutes les paroles, toutes les remarques déplaisantes et rabaissantes qui s'accumulent et par la même occasion, ma colère qui augmente.

Je vais finir par tuer quelqu'un, et ça ne sera peut-être même pas quelqu'un qui le mérite. Il suffira d'un mot, d'un geste déplacé pour me faire franchir la limite et quelqu'un payera pour tous les autres.

Je n'en peux plus...


mardi 25 mars 2014

Espèce de cruche

Mais tu es (ou plutôt était) donc ben cruche!!

Veux-tu bien me dire ce qui t'a passé par la tête de...?

Nous en avions parlé! Lemleck était le meilleur choix! Je ne connais personne de plus honorable, loyal et brave et...

Il aurait tout fait pour vous garder en sécurité! Tu n'aurais manqué de rien et ton enfant non plus!

Avais-tu la moindre idée à quel point ça devait être important pour lui d'avoir cet enfant? À quel point la famille est importante pour lui? Si tu l'avais su... Si tu l'avais su, te serais-tu seulement empêchée d'être aussi égoïste?

Espèce de conne...

Tout ça, j'aurais voulu le dire à Lemleck, mais j'ai pensé qu'il était plus important de l'assurer de mon support. Bien sûr, je ne m'attend pas à ce qu'il pleure dans mes bras. Tout ce que je peux faire, c'est lui faire savoir que je serai toujours là pour lui s'il a besoin de parler.

Et le voilà qui me rappelle qu'il va mourir bientôt.

C'est bien gentil de me dire que vous aller essayer de m'aider à sauver mes amis avant que ça arrive, mais arrêtez de le dire... Je ne veux pas que vous mourriez... Qu'est-ce que je ferais sans vous? Qui m'aiderait à remonter la pente?


S'il vous plaît ne mourrez pas...

mardi 25 février 2014

Tu sais ce que tu peux en faire de mon épée?!

Comment ça, Nell ne peut pas nous voir? Ce sont des foutaises! Je suis certaine à 300% que si Nell était au courant de notre présence, elle serait déjà sortie pour nous faire des câlins! Et puis c’est quoi cette histoire de fiancé? Elle nous quitte 5 minutes et elle se retrouve avec un fiancé? Je ne pense pas qu’elle soit du genre à se fiancer au premier gars du bord. À moins… qu’ils lui imposent? Ils voudraient la forcer à se marier? Bande de malades…

Et comment ça, je devrais changer d’attitude? Juste parce que je suis une elfe je devrais avoir l’air sympathique? J’ai bien le droit d’avoir l’air bête si je le veux et tu n’as pas ton mot à dire! Espèce de… de… de drow!

Et vas donc te faire voir toi le valet! Je vais attendre Nell que ça te plaise ou non! Vous ne pouvez pas rester ici, c’est une propriété privée… Tu sais où je me la mets ta propriété privée? Mais c’est vrai que nous ne pouvions pas rester ici éternellement. Mais regarde-moi bien aller demain… Je te garantie que rien ne m’empêchera de rester plantée devant la grille jusqu’à ce que Nell se pointe le bout du nez!

Le maire n’est pas mieux. Au premier regard, il a l’air très sympathique, mais ça ne dure pas très longtemps. Il a dit que si Syril ne nous avait pas amenés, c’est qu’il devait avoir une bonne raison. Et voilà! Un autre qui nous dit (même si c’est avec des plus beaux mots) que nous sommes une bande d’imbéciles! Et ils sont censés être la bonne équipe?

Quelqu’un de la bonne équipe menacerait vraiment de faire exploser la moitié de la ville si nous ne lui donnons pas le pommeau? C’est vraiment une bande de malades mentaux! Et Nell est prise avec eux?

Et nous voilà en train de le suivre jusque chez lui. C’est le temps que nous avons pour prendre notre décision. Je vois bien que Sara est plus hésitante que moi… Super. Nous allons perdre une des rares choses importantes que nous possédons. Tant qu’à faire Fitik (dsl, je ne me rappelle pas comment l’écrire), tu devrais retourner avec eux. Après tout, nous ne sommes pas la bonne équipe, tu l’as dit toi-même!

Je me fous de ce que la morte-vivante a dit. Si ce sont eux la bonne équipe, pas question que je les aide! Bande de fous furieux malades mentaux! Nous perdrons peut-être le pommeau, mais ça ne m’empêchera pas de faire transmettre un message! Tu sais, l’épée que j’étais censée vous donner en échange de quelque chose? Tu diras à Cyril et au drow qu’ils se la foutent là où le soleil ne va jamais! Et tant qu’à faire, quand ils en auront fini avec, qu’ils te la prêtent pour que tu fasses la même chose!!



lundi 20 janvier 2014

Pensée du jour...

Si l'intérieur est plus fort que l'extérieur, c'est pas bien pour un homme.


       Fitik le sage.

lundi 7 octobre 2013

J'ai cousu des pantalons

C fini!!

27 mai
Quand je me suis réveillée, j'étais toujours dans les bras d'Uvi. Jamais je n'avais été aussi gênée, mais jamais je ne m'étais sentie aussi heureuse non plus. J'avais passé la nuit dans les bras de l'homme que j'aimais. D'accord, il n'était pas tout à fait lui-même, mais pour l'instant, je n'aurais pas pu souhaiter mieux. Je serais bien restée encore des heures dans ses bras à le regarder dormir, à me concentrer sur ce sentiment de bien-être que je ressentais, mais tout bonne chose a une fin.

J'ai entendu Lemleck m'appeler. Je savais que si je ne lui répondais pas, il viendrait me chercher. Mais s'il décidait de s'approcher, même si je lui parlais? Euh... Je n'avais pas trop envie qu'il me voit toute nue. Je pourrais me couvrir d'un rideau? Je m'apprêtais à me lever quand James est arrivé de nulle part, arrachant le rideau qui nous séparait. Il était nu. Mais fous le camp! Pourquoi tu es encore là? Je t'ai demandé de t'en aller!! Il a pris le temps de se couvrir et ensuite il est parti. Ok... I'll try to forget this ever happened. Maintenant, avant que quelqu'un d'autre ne décide de me rendre visite...

Juste au cas où quelqu'un d'autre arriverait, je me suis enroulée dans la couverture le temps que j'arrache un drap. J'allais tirer dessus quand des bras m'ont entourée doucement. Puis j'ai senti des baisers dans mon cou. Oh Uvi... Je me sens tellement bien. S'il te plaît, ne t'arrête pas...

Leila, tu as besoin d'aide?

Non, Lemleck, je n'ai pas besoin d'aide. Merci de vous inquiéter, mais je pense que je vais très bien m'en sortir toute seule.

Je suppose que j'aurais dû aller retrouver le groupe, mais Uvi continuait de m'embrasser et c'était tellement agréable que je n'ai même pas eu envie d'essayer de le repousser. Je suis certaine qu'ils s'en sortiront très bien sans moi...

Sous les baisers d'Uvi, j'ai bien vite oublié mes responsabilités. Il semblait décidé à m'embrasser partout et je n'avais aucune envie de l'arrêter. Il s'est agenouillé devant moi. J'étais fébrile d'anticipation à l'idée de ce qui s'en venait.

Leila, tu veux que je trouve une excuse bidon à donner à Lemleck?!

Fuu? Demandé fort au point que tout le monde t'a très probablement entendu? Non merci, je crois que ça va aller.

Leila ne peut pas venir, elle est en rain de coudre des pantalons!

Merci beaucoup Fuu, je suis certaine que c'est exactement ce qu'il fallait dire...

Bon. Je pense que je n'ai plus trop le choix d'y aller...

J'ai dit à Uvi que j'allais revenir, puis je l'ai embrassé. Il a tenté de m'entraîner vers les coussins, mais j'ai réussi dieu sait comment à résister. Je lui ai promis de revenir et je l'ai embrassé une dernière fois. Je me suis enroulée dans le drap et je suis allée retrouver tout le monde.

J'étais très gênée que tout le monde soit au courant de ce qui avait causé mon retard, alors j'ai évité de les regarder directement.

Nous avons discuté. Jérôme est parti chercher Fitik. Sur la demande de Jérôme, Sara a essayé d'empêcher Lemleck et Fuu de "se rapprocher", mais elle a un peu beaucoup le contrôle et notre chambre a été détruite. Nous avons réussi à nous en sortir avec quelques blessures et un bras cassé pour Naari, mais deux clients de l'auberge sont morts. Je me demande comment nous allons expliquer ça à l'aubergiste...


Henryk est revenu. Il avait reçu de la petite fille aux cheveux bruns (pourquoi nous lui faisons confiance déjà?) un moyen pour nous téléporter jusqu'au temple de la terre. Il nous a aussi appris que nous étions maintenant le 27 mai et non pas le 20 janvier. Euh.... Mais où étions-nous depuis 4 mois?

Mais avant de partir, nous devions faire le plein de provisions et autres. Je suis partie avec Mill et Henryk. Uvi voulait venir,, mais je lui ai expliqué qu,il ne pouvait pas. Enfin... Ce n'est pas qu'il ne pouvait pas, mais avec seulement une chemise autour de sa taille, nous risquions de nous faire regarder croche.

Nous nous sommes en effet fait regarder (même si Uvi n'était pas là). Les hommes me faisaient des beaux sourires (j'espère qu'ils n'ont aucune idée derrière la tête). J'ai aussi remarqué qu'il n'y avait pas beaucoup de femmes. Étrange...

Finalement, nous n'avons rien pu acheter. Le vendeur parlait une langue que personne ne comprenait. Euh, je suis un peu confuse. Nous comprenons les gens à l'auberge, mais personne en ville? L'auberge ne se situe quand même pas dans une dimension à part?

Nous sommes retournés à l'auberge, où une des servantes nous a appris que la langue parlée ici était le méréen, et en ville aussi. Si vous le dites... Elle a accepté de nous accompagner en ville, mais une fois sortis de l'auberge, elle s'est mise à parler la même langue que les autres habitants. Bon. Retournons encore à l'auberge... 

Une fois de retour, Lemleck nous a pris à part Henryk et moi. Il nous a demandé si nous avions pensé aux conséquences de ce qui s'était passé hier soir. Ça m'a peut-être traversé l'esprit, mais à part prier, je ne vois pas trop ce que je pourrais faire. Lemleck m'a demandé où j'irais. Probablement chez moi, pourquoi? Si ça serait bien vu? Oh, je ne sais pas... Il m'a proposé d'aller chez lui. Je n'y étais pas super bien traitée, alors pourquoi je voudrais aller là-bas? Il m'a répondu que c'était à cause de lui et qu'il me ferait une lettre de recommandation. Ok... Thanks, I guess... But why are you being so nice to me?

Le problème de communication étant toujours là, j'ai décidé de prendre la chance de demander à Uvi s'il avait un sort pour comprendre les autres langues. Il n'avait peut-être pas toute son âme, mais je savais qu'il pouvait me comprendre. Il m'a regardée, puis il a touché mon visage. Uvi... Je n'étais pas en train de lui poser une question, moi? Il m'a aprochée de lui. J'aurais dû résister. Il y avait après tout des choses beaucoup plus importantes à faire que de me laisser séduire, mais j'ai été faible. Je l'ai laissé m'embrasser. Mill s'est fâché. Mill? Je comprends que tu sois toujours fâché contre Uvi parce qu'il t'a assommé, mais pourquoi es-tu fâché maintenant?

Mill, Henryk et moi sommes retournés en ville. Mais nous n'avions la bonne monnaie. Nous sommes donc encore retournés à l'auberge, où Henryk a réussi à faire dire à l'aubergiste que c'était la responsabilité de l'établissement de nous redonner ce que nous avions perdu. Ce n'est pas un peu crosseur comme façon de procéder, étant donné que c'est notre faute si l'auber a été détruite? Mais en même temps, nous n'avions pas l'argent pour nous acheter tout ce dont nous avions besoin. Il ne nous restait plus qu'à trouver un moyen de nous enrichir rapidement. Je ne connaissais qu'un seul moyen: le spectacle.

Nous sommes donc repartis en ville pour divertir les habitants, mais je n'ai pas eu à lever le petit doigt pour que nous nous enrichir. Sara et Nell ont fait apparaître des fleurs et les gens nous ont entourés en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Contre toutes ces fleurs, nous avons reçu un gros tas d'argent.

Un homme a donné une fleur a Sara et après qu'elle l'ait acceptée, il l'a prise dans ses bras et il est parti avec elle. Euh... C'est parce que c'est notre Sara à nous! Elle a finalement refusé sa fleur et il est parti, tout piteux. Les fleurs sont un deal aussi grand que ça ici? En fait oui: nous avons appris que donner une fleur c'était comme un engagement à long terme. Alors donner une fleur c'est demander quelqu'un en mariage? Pauvre type...

En revenant à l'auberge, nous avons des fleurs et une partie de l'argent que nous avions gagné à l'aubergiste. Il était tellement heureux qu'il était prêt à nous donner n'importe quoi, y compris de l'encens. Non, plus d'encens! Enfin, peut-être... 

Avant que nous allions nous coucher, Henryk a réussi à convaincre Mill d'aller boire un verre, même si Mill n'arrêtait pas de lui dire qu'il ne buvait pas d'alcool. Jamais je ne lui aurait avoué, mais je lui en devait une. J'avais maintenant le champ libre pour kidnapper Uvi et trouver un coin tranquille où je pourrais dormir collée contre lui. Bonne nuit Uvi. Je t'aime.

28 mai
Nous sommes finalement allés achetés des supply, mais nous avons décidé d'attendre pour la bouffe, parce que nous ne reconnaissions rien.   Nous avons décidé de retourner à l'auberge pour demander à quelqu'un de nous écrire une liste. Mais nous ne comprenions plus personne, alors nous avons dû nous débrouiller seuls.

Nous avons réussi à trouver un méréen qui se débrouillait en commun et nous lui avons échangé des fleurs contres des objets en or. Comme ça, nous ne serions pas sans ressource quand nous retournerions chez nous. Nous sommes ensuite allés acheter de la nourriture. Nous en avons pris pour 4 jours. Je me suis chargée de prendre celle d'Uvi. Il fut ensuite finalement le temps de nous téléporter et Henryk de dire: Touchez-moi!

Il y avait un village à l'est à 4 jours de notre point d'arrivée, alors nous nous sommes tout de suite mis en route.

28 mai-1er juin
J'ai eu une bonne discussion avec Lemleck. Il s'est excusé de la façon dont il m'avait traitée. Il ne pensait pas ce qu'il m'avait dit. Il aurait peut-être besoin de mon aide plus tard, mais il m'a fait promettre de ne pas chercher à savoir le pourquoi du comment il allait mourir. D'accord, je vous promets.

Henryk est arrivé pour parler à Lemleck. Lemleck nous a donc laissés seules Fuu et moi, en nous demandant de ne pas faire de trucs louches. Des trucs louches? Mais quels trucs louches pourrions-nous faire? Nous en avons discuté et nous avons mis en place un plan machiavélique. Ne nous restait plus qu'à trouver le moment opportun pour l'exécuter.

Lemleck est revenu. Je crois qu'il a envoyé Henryk en punition... 

La discussion a dégénéré. Lemleck a dit quelque chose à Fuu et ça sonnait croche. En tout cas, je l'ai compris comme ça. J'ai dû faire une face, parce que Lemleck m'a regardée et il m'a dit:
-Je ne suis pas un elfe: je ne suis pas pervers.
-Je ne suis pas perverse!
-Qui cousais des pantalons hier?
-...Je vous déteste!
-Quels pantalons? Je peux apprendre?
-(Mais tais-toi Fuu) ...Je vous déteste! Je vais retourner faire des fontaines dans mon coin!
Lemleck a dû expliquer à Fuu de quel genre de pantalons il s'agissait. Je vous déteste quand même Lemleck! Je pars dans mon coin!

1er juin
Nous sommes arrivés au village. L'ancêtre de la place n'avait pas entendu parler de temple, mais il connaissait pleins de légendes et il nous nous en a raconté une bonne partie. Elles étaient très intéressantes, mais elles n'avaient aucun rapport avec le temple de la terre. 

James avait décidé qu'il ne viendrait pas au temple avec nous et qu'il resterait avec Uvi et Mia. Mill a décidé de rester aussi. Ça ne m'étonnait pas. Même s'il ne se souvenait pas de ce qui était arrivé dans le temple de l'eau, il ressentait quand même inconsciemment un un grand malaise par rapport aux temples. Je m'en voulais de l'abandonner, mais je serais beaucoup plus utile avec le groupe. Right? 

Je comprenais la décision de Mill, mais il avait l'air très préoccupé. Quand Sara lui a posé la question, il s'est fâché. Mill?

Sara voulait aussi rester, mais quand elle a appris que James avait déjà détruit un village, elle a changé d'avis.

Avant notre départ, j'ai pris Mill à part pour le remercier de rester et de s'occuper d'Uvi. Il m'a demandé si j'étais amoureuse d'Uvi. Euh... C'est parce que... Je me suis sentie devenir toute rouge. Il m'a dit qu'il était content que ce qui s'était passé ait été sentimental. Il a aussi dit que c'était cool, mais il avait l'air déçu. Mill...?

Je suis aussi allée voir Uvi. Je n'espérais pas vraiment de réponse de sa part, mais il fallait quand même que je lui dise que je partais et que je lui promette que j'allais revenir. Je crois qu'il a murmuré mon nom. Uvi...

Nous nous sommes ensuite retéléportés là d'où nous étions partis. Naari est parti de son côté. Il avait quelque chose à faire pour nous aider à trouver le temple.

8 juin
Naari est finalement revenu. Un chacau le suivait. nous nous sommes mis en route pour le temple. Nous allions nous coucher, mais nous nous sommes fait attaquer par une bande de chacals. Le combat n'a pas été trop difficile. Ensuite dodo.

9-11 juin
Nous avons marché durant 3 jours. Tout était tranquille, trop tranquille. Le sable s'est mis à bouger.Deux gros scorpions et deux gros scarabées sont sortis. Et merde...

mardi 13 août 2013

La plus belle nuit de ma vie

Un petit résumé de la nuit. ^^

J’ai couru jusqu’à ce que je tombe sur James, qui était en train de se faire déshabiller. Non, je ne m’attarde pas ici! Prenons une autre direction! 

J’ai entendu un gros «bang». Peu importe ce que c’est, ça ne me concerne pas. Continuons! Il faut que je sorte d’ici! Il faut que je sorte d’ici!

Uvi… Je t’en pris, ne t’approche pas… Tu es tellement beau… et attirant… Et je te veux… Mais je ne devrais pas, en tout cas, pas en ce moment… Mais je n’ai pas la force de te repousser…

J’aurais dû m’éloigner… Courir vers la sortie sans regarder en arrière… Mais il y a si longtemps qu’il n’a pas été si près de moi… Je m’ennuyais tellement.

Pourquoi faut-il que tu me serres dans tes bras? C’est bien la seule chose que tu pouvais faire qui était certaine de briser le peu de résolution que je pouvais encore avoir. Je me suis accrochée à son cou et je l’ai embrassé à pleine bouche. On m’avait déjà embrassée de cette façon, mais c’était la première fois que je prenais une telle initiative.

Uvi m’a prise dans ses bras et m’a transportée jusqu’aux coussins, où il m’a déposée. Mais je ne me suis pas contentée de le laisser faire. Je pourrais même dire que j’étais déchaînée. Mon corps ne m’appartenait plus, mais je savais très bien ce que je faisais.

Je lui ai enlevé ses vêtements, pratiquement arrachés même, tellement j’étais pressée de sentir sa peau contre la mienne. Uvi ne disait rien, mais je n’avais pas besoin de mots. Ses baisers et ses caresses me suffisaient. Partout où ses lèvres passaient, ses mains suivaient : mon cou, mes seins, mon ventre, mes cuisses et… là où je n’aurais jamais cru que quelqu’un m’embrasserait un jour…

Quant à moi, j’avais vraiment perdu toute gêne. Dès que je voyais de la peau, mes mains devaient la caresser…

Je me suis accrochée à lui, j’ai enroulé mes jambes autour des siennes, gémissant, le suppliant de ne plus me faire attendre.

Quand il m’a prise, ce fut le moment le plus merveilleux et érotique de toute ma vie. J’avais déjà une petite idée de ce que le plaisir était, mais faire l’amour avec Uvi m’en apportait au-delà de tout ce que je pouvais imaginer.

Jamais je ne m’étais sentie aussi proche de quelqu’un d’autre. Uvi était en moi, bougeait en moi, et je souhaitais que ce moment ne s’arrête jamais.

Je me suis agrippée à lui de toutes mes forces, plantant mes ongles dans sa peau, plus fort au fur et à mesure que mon plaisir augmentait. Je ne pouvais pas non plus m’empêcher d’être bruyante. Plus j’avais du plaisir, plus je criais.

J’ai décidé de le faire basculer sous moi. Je voulais être en contrôle, je voulais le faire réagir. J’ai même essayé de l’immobiliser, mais la situation s’est vite retournée contre moi et je me suis de nouveau retrouvée sous lui, mes bras emprisonnés par les siens. C’était frustrant de ne pas pouvoir bouger, mais aussi très excitant.

Mes jambes enroulées autour de sa taille, je le suppliais : d’aller plus vite, de ne pas s’arrêter… Oui Uvi, comme ça. Continue… Continue!

Plus il s’est mis à bouger rapidement et profondément et plus j’ai crié fort. Oui Uvi, oui! Oui!

Comment expliquer un tel paroxysme? Comment décrire tout le plaisir que j’ai ressenti à part en disant que je n’avais jamais rien éprouvé d’aussi fort? Durant quelques heures, le temps s’était arrêté pour Uvi et moi et je ne souhaitais pas qu’il reparte. J’aurais voulu toujours me sentir comme je me sentais en ce moment : épuisée, mais oh combien comblée et heureuse.

Uvi s’est couché contre moi et je l’ai entouré de mes bras, caressant doucement ses cheveux jusqu’à ce que mes yeux commencent à se fermer.


Je t’aime…

(Je trouvais l'image cool, même si elle ne s'applique pas à la situation.)

mardi 30 juillet 2013

C'était le plus beau moment de ma vie, mais...

Nous avons commencé à discuter de toutes ces histoires d'élus. Je suis d'accord avec Fuu: Je n'ai aucun moyen de pouvoir affirmer avec certitude si je suis une élue. Tout ce que je sais, c'est que plusieurs personnes m'ont dit que je l'étais. Je pense donc, malgré tous les doutes que je peux avoir, que j'ai un rôle à jouer. J'ai bien sûr des raisons très personnelles de vouloir continuer: je veux sauver Uvi et Mill. Mais même quand je les aurai sauvés, je voudrai continuer. Peut-être que je n'arriverai pas à arrêter la guerre, mais je pourrais au moins empêcher que d'autres subissent le sort que mes amis ont subi. J'ai le pouvoir de faire une différence, alors comment pourrais-je ne pas continuer?

Puis j'ai entendu un murmure. Et le murmure s'est transformé en une voix. Comment ça «avoir peur du visage de Dieu»? Et je suis devenue aveugle. Je ne sais pas quel est le lien avec la voix, mais je suis devenue aveugle. Tout le monde en fait.

J'étais dans une pièce blanche avec un bloc de pierre tout aussi blanc. Le corps de Mill était étendu dessus, le crâne fendu. Ses yeux étaient ouverts et je pouvais voir qu'une larme avait coulé. J'avais un violon dans mes mains. Je devais avoir les cordes imprimés dans la peau tellement je le serrais fort. J'ai complètement figé. Comment réagir à ça? Mill... C'est horrible...

Je n'ai pas bougé jusqu'à ce que Mill disparaisse et que j'entende les autres. Je m'en fiche que ça n'ait été qu'une illusion, je suis traumatisée moi. Mais lâchez-moi Lemleck! Oui, ça va! Je lui ai quand même répondu un peu plus calmement que ça. Et puis, pourquoi vous me demandez si je vais bien de toute façon? Nous avons traversé une porte. J'ai entendu une voix qui a dit de nous arrêter, sinon ce que nous avions vu deviendrait réalité. Mais Mill est déjà mort...

Nous nous sommes retrouvés dans un champ. Fuu a dit que nous avions changé de mois. Oh merde... D'accord Fuu, tu peux te cacher derrière moi. Je vais essayer de te protéger du mieux que je peux.

J'ai commencé à être étourdie et j'ai vu des vagues dans l'air et nous nous sommes retrouvés dans un endroit avec tout plein de coussins et des voiles diaphanes suspendus autour de nous. Fuu continuait de rester près de moi. Ou plutôt, elle me gardait assise sur elle. Ne t'inquiète pas, je vais te protéger... surtout contre Lemleck à ce que je vois. Mais j'ai vu quelque chose qui a attiré ma curiosité: une silhouette d'elfe qui était en train de disparaître entre les voiles. Un autre elfe ici? Je n'avais aucune idée de qui il s'agissait, mais j'ai décidé d'aller voir et Fuu m'a lâchée.

Je suis arrivée dans une pièce où il y avait deux elfes, un qui tenait une cithare et l'autre, une flûte. Mais qu'est-ce qu'ils font ici? Ça ne peut pas être vrai... Ça ne peut pas être vrai... Mill a prononcé mon nom et j'ai vraiment aimé entendre sa voix, mais ce qui m'a fait le plus d'effet, ça a été quand Uvi a dit mon nom, sans qu'aucun son ne sorte de sa bouche. Uvi... Tu me fais de l'effet... En fait, vous me faites de l'effet tous les deux... Seigneur... Je pense qu'il est temps que je m'en aille.

Écoute Mill, je préférerais que tu ne t'avances pas vers moi. Je commence à avoir des envies et je ne pense pas que ce soit une bonne chose. J'aurais dû m'en aller dès que j'ai senti que quelque chose clochait parce que Mill en a profité pour m'embrasser. Ce n'était pas que c'était désagréable d'avoir sa langue dans ma bouche, mais celui de qui j'avais envie d'être embrassée c'était... Non! J'ai repoussé Mill. Il faut que je parte d'ici!

Désolée, j'arrête ça au moment où ça devient intéressant. Bouhahaha! Mais il est 2h15 du matin et je commence à être fatiguée. J'essaierai de continuer dans la journée. 

mardi 23 juillet 2013

Super...


J'étais vraiment très réticente à suivre Pistache. D'accord, il avait l'air plutôt gentil et il faisait de gros efforts pour se rendre sympathique à mes yeux, mais wtf cet endroit? Des fourmis géantes kidnappent des gens, veulent les déshabiller et vous vous attendez à ce que je vous suive? Surtout après que cette femme m'ait dit que les hommes allaient me trouver à leur goût. ça doit être une secte ici. Les gens ont subi un lavage de cerveau et ils acceptent de se laisser exploiter sans poser de questions. Et bien moi, je n'ai pas l'intention de servir d'esclave à qui que ce soit! Je me pousse!

En tout cas, j'ai essayé. Je suis tombée. Et j'ai fini par me laisser convaincre de rester, quand Pistache m'a fait réaliser que mes amis étaient peut-être ici. Il m'a même invitée à souper avec sa femme et lui le soir-même. Oui, je vais y penser...

J'ai retrouvé tout le monde.

Lemleck est marié avec Lilith? Depuis quand? Il n'avait vraiment pas l'air content. Elle, semblait très contente de l’écœurer. Il a fini par la frapper. Fuu est allée la voir, inquiète pour elle. Pas moi. Je ne suis pas certaine de saisir toute la situation, mais peu importe ce qu'il se passe, je suis avec vous Lemleck! Mais pourquoi dit-elle qu'il ne vous reste plus beaucoup de temps à vivre? C'est bizarre... Je vais essayer de vous en parler plus tard...

Sara et moi sommes allées souper avec Pistache et sa femme, une drow. Ça c'est vraiment bizarre. Un nain marié avec une drow? En tout cas, ils avaient l'air de s'aimer beaucoup, même si sa femme n'était vraiment pas prête à avoir des enfants (elle a même menacé Pistache de le faire coucher sous la table de la cuisine).

ils m'ont appris que quelqu'un devait venir chez moi pour me trouver un travail. Après ma petite escapade d'aujourd'hui, j'ai tout intérêt à être là demain.

Après m'avoir posé des questions, le gars super écœuré qui est venu me voir a déclaré que je serais entertainer. Mais entertainer comment? Et pour qui? Je suppose que je vais le savoir bien assez tôt.

Un soldat elfe est venu porter une lettre à Sara. nous avons demandé à ma voisine de traduire. On allait venir la chercher ce soir, car elle était convoquée à une audience avec les maîtres. Mais est-ce que c'est seulement elle qui est convoquée ou tout le groupe?

Nous en avons retrouvé une partie chez Sara. Puis j'ai laissé Lilith aller chercher Fuu pour pouvoir retourner chez moi et attendre la personne qui m'expliquerait mon travail. Une femme avec un costume du genre que ceux que Rubis portaient est venue me chercher. Euh... Quelle va être la nature de mon travail au juste? Je ne suis pas certaine d'avoir envie de porter quelque chose comme ça...

J'allais malheureusement avoir un costume. Et aussi une nouvelle maison, qui me rapprocherait de mon travail. Avant qu'elle n'entre trop dans les détails, j'ai réussi à la convaincre que je devais vraiment m'en aller, à cause de ma convocation. Elle m'a laissée partir... après m'avoir donné une petite tape sur les fesses. Euh... Je le redemande: qu'est-ce que je vais faire comme travail au juste?

Lemleck était fâché parce que Fuu avait dit trop de choses à Lilith. Fuu s'est mise à bouder. Lemleck a dit qu'il ne devrait peut-être plus être chef. Moi je vote pour vous! Si jamais les choses en viennent là, je vote pour vous!

Il est sorti prendre l'air et il a accepté que je le suive. Finalement, je vais pouvoir lui parler seul à seul. Lemleck, pourquoi Lilith a-t-elle dit qu'il ne vous restait plus beaucoup de temps à vivre? Le fait qu'elle soit une «crisse de folle» n'est pas vraiment une raison. Pour vous faire frustrer? Ça je peux le comprendre, mais pourquoi cette affirmation en particulier vous ferait sortir de vos gonds? Je vous imaginerais plutôt lui répondre quelque chose comme: Tu penses que tu me fais peur?

il a fini par m'avouer qu'elle pouvait voir quand les gens mourraient. Mais pourquoi votre date de mort serait-elle bientôt? Nous sommes tous embarqués dans le même bateau, alors pourquoi vous en particulier? Le destin de tout le monde est différent.  D'accord... Je suppose que c'est vrai, même si je ne suis pas convaincue que le mien soit d'avoir 12 000 enfants.  Je trouvais la situation un peu louche, mais je ne voyais plus trop ce que je pouvais dire de plus.

Lilith était encore invisible et elle a dit qu'il avait fait un pacte avec la mauvaise personne. comment ça, un «pacte»?  Et arrêtez de dire qu'il n'y a rien à faire! Je suis certaine que si nous retournons voir cette personne, nous pourrions lui offrir quelque chose en échange... Lemleck a continué à dire qu'il n'y avait rien à faire. sinon il devrait redonner ce qu'il avait pris. J'ai continué à insister. Je ne suis pas d'accord pour que vous mourriez bientôt...

La discussion a pris fin abruptement que j'étais une femme et une elfe (mais quel est le rapport?) et qu'il ne voulait pas de mon aide.Oh, je vois... Si je ne voulais pas l'insulter, je devais arrêter. Je pensais que nous avions dépassé ce stade depuis longtemps, mais c'est toujours comme ça que vous vous sentez au fond de vous? Ok, j'ai compris. Je n'essaierai plus de vous aider...

Je suis retournée dans la tanière de Sara sans rien dire. Lemleck m'a suvie une ou deux minutes après. Il m'a pate-paté l'épaule avant d'aller s'asseoir. Mais qu'est-ce qu'il essaie de faire? J'ai choisi de totalement l'ignorer. Don't touch me. Just don't touch me...

Personne n'était certain si l'invitation s'appliquait à Sara ou au groupe alors au cas où tout le monde ne pourrait pas y aller, ils ont décidé que la meilleure personne pour l'accompagner serait moi. Ou Henryk, mais surtout moi. Super. Je m'en fous. Je vais y aller si c'est ce que vous décidez, mais je m'en fous.

Sara et moi sommes parties. Nous avons rencontré les émissaires du maître et leurs traducteurs, dont un Ewan McGregor sexy en tenue de jedi. Après quelques «habituez-vous à votre vie ici, le monde extérieur ne vous concerne plus», j'ai mentionné les gants et je crois que c'est seulement à ce moment-là que nous avons été prises au sérieux. Tout le groupe a été rapatrié ici et nous avons pu finalement rencontré tous ensemble le maître, qui était une grosse, vraiment grosse fourmi.

Nous avons raconté notre histoire de sauvetage du monde en mentionnant les armes élémentales et les artefacts, mais ce n'était pas assez. La personne destinée à avoir les gants ne se trouvait pas parmi nous et nous avions maintenant une heure pour trouver des arguments valables pour prouver que nous étions les élus. Sinon, nous mourrions. Super... Comment voulez-vous que je réussisse à trouver des bonnes raisons dans mon état? Uvi...


lundi 4 février 2013

Choubidoubidou...

lundi 21 janvier 2013

One does not...

Je l'avais mis par erreur sur le blog de Lyra.


vendredi 4 janvier 2013

One does not simply...


dimanche 30 décembre 2012

Carte Magic et Mameshiba



vendredi 14 décembre 2012

Leila's test

Elle a des tendances colériques, mélancoliques et violentes. Qui l'eut cru? ^^

The Dante's Inferno Test has banished you to the Fifth Level of Hell!
Here is how you matched up against all the levels:

LevelScore
Purgatory (Repending Believers)Very Low
Level 1 - Limbo (Virtuous Non-Believers)Low
Level 2 (Lustful)Low
Level 3 (Gluttonous)Moderate
Level 4 (Prodigal and Avaricious)Very Low
Level 5 (Wrathful and Gloomy)Very High
Level 6 - The City of Dis (Heretics)Low
Level 7 (Violent)High
Level 8 - The Malebolge (Fraudulent, Malicious, Panderers)High
Level 9 - Cocytus (Treacherous)Moderate

Take the Dante's Inferno Hell Test

vendredi 30 novembre 2012

Saloperie d'humains


Ça c’est vraiment génial. Je vais mourir et je ne pourrai même pas me défendre.

Je m’excuse. Je suis méchante. Je devrais dire : je vais peut-être mourir et je ne pourrai pas me défendre.

Je ne devrais pas être aussi pessimiste, mais c’est très difficile de penser autrement. Quand je pense à James ces temps-ci, je ne peux pas m’empêcher de l’associer au mot «catastrophe». Je ne l’imagine pas essayant de nous faire délibérément du mal. Je crois qu’il a le même problème que Beloss avait : il ne réfléchit pas. Mais nous ne sommes pas tellement mieux : nous avons accepté de suivre un type qui écoute les voix dans sa tête sans trop nous poser de questions.

Bien sûr, nous ne devons pas l’aider en le taquinant ou en nous moquant de ses erreurs. Peut-être même que nous avons contribué à diminuer encore plus sa confiance en lui. Et c’est de cette confiance dont il aurait besoin aujourd’hui. C’est de cette confiance dont nous aurions tous besoin. C’est cette confiance qui pourrait tous nous sauver la vie.

Quand je lui ai souhaité bonne chance, je le pensais vraiment. Bonne chance James. Tu as un très grand potentiel, surtout avec l’item que tu possèdes. Peut-être aurions-nous dû parler de Chesterton? Je ne sais pas pour les autres, mais moi, après qu’ils nous aient dit à Fuu et à moi que si nous utilisions nos pouvoirs d’élémentalistes ils allaient nous tuer, je n’avais plus envie de leur dire quoi que ce soit.

Prévenir nos familles? Elle est bien bonne celle-là. J’ai été la seule à donner mon nom. Je me suis dit que je préférais que mes parents sachent ce qui m’était arrivé plutôt qu’ils m’attendent. Ne vous en faites pas, ils seront prévenus. C’est ça… Va te faire foutre connard. Vas-tu aussi dire à mes parents que vous m’avez exécutée? Je suis tout à fait consciente que l’ignorance n’est pas une excuse, mais est-il vraiment nécessaire que la sentence soit aussi sévère quand nous ne pensions vraiment pas à mal? Une exception à la règle, peut-être? Bien sûr que non. Est-ce que ça doit vraiment m’étonner de la part d’humains?

Je déteste les humains. Je pensais qu’ils étaient en général des gens bien et qu’il y avait quelques exceptions mauvaises, mais je réalise maintenant que c’est plutôt l’inverse. Ils sont en général tous cons et/ou mauvais, avec quelques rares exceptions qui confirment la règle. Et comme d’habitude, ils favorisent leur propre race.

Pourquoi pas les elfes, hein? Pourquoi? Pourquoi est-ce que nous devions tomber sur un village d’humains racistes? C’est la combientième fois que nous avons des problèmes à cause d’humains? Nous n’aurions pas pu tomber sur le village caché d’elfes reclus et anti-humains? Saloperie d’humains.

Si par miracle nous nous en sortons, je ne ferai plus confiance aux humains. Ils ne sont qu’un paquet de problèmes et ils finissent toujours pas nous attirer des ennuis. Au moins, Nell s’en sortira. C’est ce qui compte, je suppose…

J’espère que nous nous en sortirons. Mais si par malchance nous devions mourir, si par sa faute je ne devais jamais pouvoir sauver Uvi et Mill, jamais je ne le pardonnerais à James.

Si jamais nous mourons, je jure que je dévouerai mon âme à faire de l’éternité de James un véritable enfer. 

dimanche 4 novembre 2012

Il va finir par m'achever-partie 2


Nous avons été traités en invites d’honneur. Après le repas, nous nous sommes dirigés vers la salle de bal. Tant mieux. Il faut vraiment que je parle à François. Sitôt que nous avons commencé à valser, il a commencé à chantonner l’air sur lequel nous dansions. Il a l’air d’avoir une belle voix, je l’ignorais. Peu importe. François, nous devons parler de notre vie.
-Juste au cas où on nous poserait des questions…
-Les nobles ne posent pas de questions.
-…C’est vrai.
-Mais je n’ai rien contre le fait de discuter de détails conjugaux.
-Non! Il n’y a pas de vie conjugale!
-Pas encore…
-…
(Il présume vraiment trop à mon goût.)
-Tu es très jolie quand tu es contrariée.
-Je vous hais!
-Je sais que c’est faux…
(…Peut-être, mais jamais je ne l’avouerai.)

Je pense que je n’avais jamais eu de conversation aussi perturbante pendant que je dansais. François a continué à trop présumer en disant qu’il savait ce qu’il voulait et qu’il allait l’avoir. Euh, je suis là! Et je n’ai pas l’intention de me faire avoir! J’aime quelqu’un! Combien de sois je vais devoir le répéter?!

J’aurais vraiment voulu qu’il arrête de me faire des avances, mais il n’avait pas l’air parti pour ça. Il m’a même demandé si je préférais qu’il continue ou qu’il me laisse tranquille jusqu’à ce qu’il ne soit plus capable de se retenir. Euh… Est-ce qu’il y a une bonne réponse à ça? Soit je continue à subir ses avances quotidiennes, soit j’ai un répit, mais à quel prix? Et puis, qu’est-ce qu’il entend par «ne plus être capable de se retenir? Il va me sauter dessus?

Vu ce qu’il m’a proposé ensuite, ça ne m’aurait pas étonnée que ce soit ce qu’il avait eu en tête. Il m’a proposé de m’embrasser. Euh…
-Si je t’embrasse et que tu n’aimes pas ça, je vais te laisser tranquille.
-Euh…
-As-tu assez confiance en tes sentiments pour lui?
-Je ne vais pas vous laisser m’embrasser. Alors tu n’as pas confiance?
-Ce n’est pas que je n’ai pas confiance. Je ne veux juste pas que vous m’embrassiez.
(Et je n’ai pas peur d’aimer ça… De toute façon, il n’est pas question que je me laisse faire.)
-Si vous le faites, nous allons avoir notre première chicane de couple.
(Et je suis sérieuse. Je vais vraiment être fâchée si vous le faites, surtout devant tout le monde.)
-Tu es certaine? Les retrouvailles peuvent être passionnées…
-…
(Au secours… Pourquoi doit-il toujours tout ramener à ça? C’est vraiment si amusant que ça de m’embarrasser?)

Jérôme est venu me voir. Il voulait parler à Lemleck. D’accord, si je peux t’apporter un quelconque soutien émotionnel et physique, ça me fera plaisir de t’accompagner. Nous sommes allés voir Lemleck. Mais Fuu voulait parler à Jérôme. Lemleck et moi avions un peu de difficulté à les suivre, alors nous sommes allés danser. Je n’en reviens pas. J’ai demandé à Lemleck s’il voulait danser et il a dit oui. Après, Lemleck a discuté avec Jérôme. Quand ils sont revenus, Lemleck se retenait pour ne pas rire. Et Jérôme avait un peu l’air découragé. Ça s’est passé si mal que ça?

Je suppose que je devrais retourner voir mon cavalier, avant qu’il se mette à croire que je l’ai abandonné et qu’il me le fasse payer en me gênant encore plus. Fuu m’a suggéré de lui dire qu’elle m’avait kidnappée. C’est donc ce que j’ai fait, mais François ne m’a pas crue. À la place, il a insisté sur le fait que nous allions partager le même lit. Mais vous êtes complètement malade? Je refuse que vous m’embrassiez, alors vous pensez vraiment que je vais coucher avec vous?
-Non.
-Oui.
-Non! Je n’ai pas l’intention de dormir dans la même chambre que vous!
-Qu’est-ce que tu n’as pas compris dans «ce type nous offre l’hospitalité»?
-(Idée qui se fraie un chemin dans ma tête)… Nous allons dormir ici?
-Oui.
-Nous allons dormir ici?!
-Oui et oh! Il n’y aura qu’un seul lit. Alors quand je disais que nous allions dormir dans la même chambre, j’avais raison.
-…Seigneur…
(Je ne me sens pas à l’aise. Je sais bien que je n’aurai pas le choix de faire avec, parce que je ne veux pas attirer d’ennuis à qui que ce soit, mais je ne me sens pas à l’aise du tout.)
-As-tu apporté une chemise de nuit?
-(Je ne savais pas que nous allions dormir ici, alors bien sûr que j’ai apporté une chemise de nuit!) …Je vais dormir avec ma robe!
-Je veux voir ça.
(Je vous garantie que c’est tout ce que vous allez voir! Pas question que je me déshabille devant vous!)

Un serviteur nous a reconduits à notre chambre. Muuu. Je ne me sens pas à l’aise… La seule chose qui me rassure en ce moment, c’est que le lit est grand. Alors je vais pouvoir rester de mon côté et lui du sien. Je me suis donc dépêchée de clamer ma possession sur un des côtés en me jetant dessus. Ow. Ce n’est vraiment pas confortable avec le corset.
-Ça c’est mon côté.
-Qu’est-ce que tu fais si je veux ce côté?
-Je vais aller sur le divan.
-Le divan c’est un peu serré pour deux…
-Alors je vais aller de l’autre côté du lit!
(Mais arrêtez! Je ne vais pas dormir collée contre vous, peu importe l’endroit!)
-Ce que j’essaie de te dire, c’est que ce que je veux, c’est ton côté.
-Euh, non. Mon côté, votre côté.
(C’est pourtant simple, non?)

Je l’ai senti se rapprocher, puis commencer à délacer ma robe. WTF?
-On ne touche pas à la robe!
-Techniquement, je ne touche pas à la robe.
-Ne touchez pas aux lacets!
-Tu ne vas quand même pas dormir avec ça? Tu vas étouffer.
-Je n’enlève pas ma robe!
(Arrêtez de vouloir me déshabiller!)
-Je n’enlèverai pas tes sous-vêtements. À moins que tu ne me le demandes…
-Euh, non.
-Tu ne peux pas enlever ta robe seule. Et tu n’as pas de femme de chambre : tu es mariée.

Finalement, j’ai accepté qu’il enlève ma robe. L’idée ne me plaisait pas trop, mais il avait raison : j’allais étouffer si je gardais ce corset toute la nuit. Je suis descendue du lit et il s’est placé derrière moi. Il a tassé les cheveux sur ma nuque. J’ai frissonné. Ne faites pas ça, c’est agr… Ne faites pas ça, c’est tout. Il a délacé ma robe jusqu’à ma taille et il est retourné dans le lit… en continuant de me regarder. Mais vous pensez vraiment que je vais me déshabiller si vous me regardez? Je lui ai fait signe de se retourner.
-Tu préfères que je te regarde ou que je m’imagine des choses en entendant tes vêtements tomber par terre?
-(Qu’est-ce que je préfère…? Une minute, je suis vraiment en train de réfléchir à ça?) Je ne veux juste pas que vous me regardiez!
-Je vais imaginer alors…
Au moins, il s’est vraiment retourné. Moi je me suis dépêchée de me déshabiller et de retourner dans le lit, les couvertures remontées jusqu’au cou. Si je n’avais pas eu peur de finir par étouffer, j’aurais remonté les couvertures par-dessus ma tête. C’est à ce moment-là qu’il s’est retourné.
-Je vais passer une mauvaise nuit.
-Je ne peux rien faire pour ça.
-Oui, mais tu ne veux pas.
-…
(Non, en effet, je ne veux pas coucher avec vous pour vous aider à passer une bonne nuit.)

J’aurais voulu qu’il arrête de me regarder. Est-ce que vous savez à quel point je suis mal à l’aise en ce moment? Vous me regardez en vous imaginant je ne sais pas quoi m’impliquant moi et un pas-de-vêtement et je sais que vous savez que je sais       que vous y pensez, alors pourquoi vous continuez?

J’aurais aussi voulu que nous ne parlions pas d’Uvi. Ce n’est pas que j’ai un problème à parler d’Uvi, au contraire, mais je n’aime pas qu’on en dise du mal.
-Est-ce qu’il te regarder avec adoration? Comme s’il te vénérait?
-Euh… Nous ne sommes pas encore rendus là… Mais il m’a écrit une mélodie…
-N’importe quel barde peut écrire une chanson pour une noble qu’il a rencontrée et qu’il trouve jolie.
-C’était spécial : c’était pour mon anniversaire.
-Peu importe. C’est un parfait imbécile.
-Ce n’est pas un imbécile!
-Oui.
-Non!
-S’il ne te regarde pas chaque jour avec vénération, alors c’est un parfait imbécile.

Vous n’auriez pas dû dire ça. Uvi n’est pas un imbécile. C’est un homme vraiment bien et je l’aime. Et sa mélodie était vraiment spéciale. Il avait même déchiré une page de son livre de musique pour me l’écrire. Et elle est d’autant plus spéciale, qu’aujourd’hui je ne l’ai plus. Alors ne parlez pas contre lui! J’étais fâchée, vraiment très fâchée.
-Alors c’est ce qu’on dit quand on dit qu’on ne peut pas rivaliser avec un mort?
-En fait, il n’est pas vraiment mort.
-Il est mort ou il n’est pas mort?
-C’est un peu compliqué. C’est une histoire de…
-Je m’en fiche.

Avant même que je ne me rende compte de ce qui se passait, François m’a assise sur le lit et il m’a embrassée. Et quand je dis «embrassée», c’est «embrassée». Dieu merci, j’avais déjà été embrassée de cette façon, sinon je crois que j’aurais été un peu perturbée d’avoir sa langue dans ma bouche. J’ai quand même essayé de me déprendre, mais il était trop fort pour moi et en plus, il maintenait ma tête en place.
Il a fini par me lâcher.
-Ça, c’était trop!
-Je sais, mais je m’en fiche. Je te veux et je ferai tout pour t’avoir.
-Euh…

Il s’est ensuite recouché et il m’a tourné le dos. Euh… Je me suis aussi couchée en lui tournant aussi le dos. Mes yeux étaient grands ouverts. Je n’arriverai jamais à m’endormir. Est-ce qu’il va rester de son côté? Je suppose que je pourrais aller sur le divan, mais je n’ai pas de couverture. Je pourrais utiliser ma robe? Mais je l’imagine très bien se réveillant en plein milieu de la nuit, me voyant sur le divan et me ramenant dans le lit. En plus, connaissant ma tendance à me réveiller collée quand je ne dors pas seule, c’est moi qui pourrais être le facteur de risque. Qu’est-ce que je fais…?

lundi 29 octobre 2012

Il va finir par m'achever


Comme si je n’étais pas déjà assez perturbée comme ça…

31 décembre
C’est quand les gens ont des relations amoureuses avec plusieurs personnes. Est-ce que j’avais vraiment besoin de savoir ce que c’était une orgie? Je suppose que je ne peux blâmer que moi-même. J’aurais pu me contenter de me dire : Tiens? Henryk porte le pantalon de Beloss et la redingote de Jérôme. Mais non, il a fallu que je pose encore la question qu’il ne fallait pas. Je pense que j’aurais préféré ne jamais savoir ce que c’était les «trucs de gars». Lemleck a tenu a précisé qu’il n’avait rien fait. Bien, tant mieux pour vous…

1er janvier
J’ai déjà mentionné à quel point j’étais perturbée? Et bien, ça empire. François n’aide pas du tout. Il fait même exprès. Je pense qu’il va m’achever s’il continue comme ça…

Pourquoi avez-vous décidé de séparer les équipes comme ça Lemleck? Je comprends que vous ayez envie de passer du temps avec Fuu (j’ai bien vu comment vous la regardiez sur l’île), mais pourquoi est-ce que mon coéquipier devait être François? Ce n’est pas que je le déteste (il est même de très agréable compagnie), mais il n’arrête pas de me mettre mal à l’aise. Et je sais que ce n’est pas dans ma tête quand je dis qu’il le fait exprès. Comme je n’avais pas de raison valable pour dire non, je n’ai rien dit et je suis partie avec lui. Ça ne devrait pas être trop pénible. Après tout, nous allions juste essayer de trouver l’élémentaliste de terre, n’est-ce pas?

François n’avait pas l’air d’avoir envie de chercher. Il a même commencé en disant qu’il voulait aller faire le tour des boutiques. Euh… C’est parce qu’il faudrait vraiment trouver l’élémentaliste de terre… Il m’a donné comme argument que rien ne disait que nous ne le trouverions pas dans une boutique. Ok, je suppose que c’est vrai. Allons voir dans les boutiques alors.

Les robes sont tellement jolies… Ces couleurs… Et ces tissus sont si doux… Il y a tellement longtemps que je n’ai pas porté quelque chose d’aussi beau… M’en acheter une? Euh… C’est parce que… Ça ne serait pas convenable. J’aime quelqu’un d’autre, vous vous en souvenez? Il n’est pas ici en train de me séduire? Je le sais bien, mais je ne veux pas que vous, vous essayiez de me séduire. S’il vous plaît…
-Je sais que tu me trouves séduisant…
-Euh…
-Qui ne dit mot consent…
-…
(C’est parce que je ne… Ok. Peut-être que oui, mais jamais je ne l’admettrai.)

Je savais bien que je n’aurais pas dû accepter, je ne voulais surtout pas l’encourager et qu’il croit qu’une réponse positive voulait dire que j’acceptais de me laisser séduire. Techniquement, je n’ai pas dit oui. Mais cette robe était si jolie et je crois que je l’ai regardée un peu trop longtemps parce que c’est celle-là que François m’a achetée. Encore là, j’aurais pu… j’aurais dû dire non, mais j’en ai été incapable. Est-ce que c’est vraiment un crime d’avoir eu envie de porter une belle robe au lieu de mes éternels habits de voyage?

Mais la robe devait valoir une petite fortune. Jamais je ne pourrais le rembourser.
-Je n’ai pas d’argent.
-Je ne veux pas d’argent. Mon prix est beaucoup plus élevé.
-Euh…
-Je veux un baiser.
-Euh…
(J’ai vraiment l’air d’une fille qui embrasse n’importe qui? Ce n’est pas que je veux dire que vous soyez n’importe qui, mais je n’accorde pas mes baisers pour une raison aussi superficielle qu’une robe. Deux seules raisons peuvent justifier que j’embrasse un homme : je suis amoureuse ou quelqu’un a mis un aphrodisiaque dans mon vin.)

Il s’est avancé vers moi. Euh… Il ne va pas vraiment…? Il s’avance encore vers moi… Euh… C’est parce que… Il est vraiment très près de moi là… Il s’approche encore? Écoutez… Ce n’est pas que je me sente un peu mal à l’aise que vous envahissiez ainsi mon espace vital. En fait, je me sens très mal à l’aise. Je suis certaine que vous vous en êtes rendu compte, alors pourquoi continuez-vous? S’il vous plaît…

Il était maintenant si près, que si je ne restais pas parfaitement immobile, je craignais de le toucher. Ne pas respirer trop fort… Il a pris ma main et… il m’a fait un baisemain. Hein?
-Maintenant on peut y aller.
-…Je vous hais!
-Je sais que c’est faux.
-…
(…Non, c’est vrai! Vous avez fait exprès de me faire croire que vous alliez m’embrasser parce que vous saviez que ça allait me rendre extrêmement mal à l’aise! D’accord, vous n’aviez pas dit un baiser sur les lèvres, mais vous saviez que c’était ce que j’allais conclure! Comme vous saviez très bien que quand vous avez parlé de soirée, j’allais penser que vous vouliez passer une soirée en tête-à-tête avec moi!)
-Puisque tu es si déçue, la prochaine fois ce sera ailleurs…
-Euh…
(C’est parce que je ne veux pas que vous m’embrassiez… Qu’est-ce que vous n’avez pas compris là-dedans?)

La prochaine étape : le fleuriste. Je ne voyais pas le mal à le laisser m’acheter une fleur alors j’ai pris une marguerite. Il a pris du jasmin pour lui et du lilas pour Quentin. Mais en plus, il a pris une rose blanche pour moi. Il m’a appris que la rose blanche signifiait l’innocence. Il m’a aussi dit qu’il espérait un jour me donner une rose rose (qui signifiait affection amoureuse) et une rose rouge (qui signifiait la passion). Il n’aurait pas pu être plus clair s’il m’avait dit qu’il me voulait et qu’il ferait tout pour m’avoir. Et moi, est-ce que j’aurais pu être plus gênée? Probablement et ça allait sans doute arriver. François semblait s’être donné pour mission de me faire passer par toutes les nuances de rouge.

Il est ensuite allé acheter du chocolat et nous nous sommes arrêtés boire un verre de bordeaux. C’est vraiment délicieux le chocolat…
-Est-ce que tu veux savoir ce que le chocolat veut dire?
-Est-ce que c’est à ce moment-là que je dois dire «oh non, j’en ai déjà mangé un morceau»?
-Le chocolat fait venir le rose plus vite…
-…
(Au secours… Je pense que je vais mourir...)

Quand nous sommes retournés au bateau, François est reparti sans vouloir me dire où, mais il n’a pas tardé à revenir. Lemleck et Fuu manquaient à l’appel. François a sous-entendu que Lemleck prenait du bon temps avec Fuu dans une chambre d’auberge. Je ne crois pas non. Et si c’était le cas, je suis certaine qu’il… Ok, peut-être pas, mais je préférerais quand même aller les chercher. On ne sait jamais…

Avant que nous ne partions, j’ai finalement appris le plan de François : nous étions attendus au château pour une soirée. Une princesse elfe voyageait incognito. Il m’a pointée. Quoi? Euh… Je ne crois pas que j’ai envie d’être une princesse. C’est donc Quentin qui a hérité du rôle et elle n’était pas très contente. François allait être son grand chambellan et comme il devait être marié, j’allais être sa femme. Merde, je crois que je viens de me faire avoir.

François et moi sommes allés au poste de garde, où il a joué à la perfection son rôle. Lemleck et Fuu avaient été arrêtés, mais François a été assez convaincant pour que le pauvre garde nous assure qu’ils allaient être libérés et reconduits à notre bateau.

Nos compagnons nous ont été rendus et nous avons pu finir de nous préparer. Mizaki avait acheté des habits assortis pour Lemleck et Fuu. Est-ce que c’était vraiment nécessaire que la robe de Fuu soit aussi décolletée?

Jérôme avait acheté des pantalons et un cache-masse pour Fitik. Je ne la comprends toujours pas cette histoire… Et pourquoi Lemleck a failli avoir une crise cardiaque quand il m’a vue tenir la masse de Fitik pour que ce dernier la recouvre? François m’a dit qu’il aurait été jaloux si j’avais compris. Non, je ne la comprends vraiment pas…

Un carrosse très fancy est finalement venu nous chercher pour nous emmener au château. Le maître des lieux était un demi-drow. Je ne les aimais pas particulièrement, mais il était très courtois alors je survivrais. C’était une autre affaire pour Jérôme. Il avait l’air très mal à l’aise. Il a comparé le demi-drow à un mammouth. Comparativement, Henryk était une petite souris. À ce point-là? Prions le ciel que tout se passe bien alors… Mais il faudrait peut-être que François et moi nous mettions d’accord sur certaines choses. À la première occasion, je l’en traîne sur la piste de danse pour que nous discutions des détails de notre vie de couple. 

samedi 27 octobre 2012

Rêve étrange


J’ai fait un drôle de rêve…

Il y avait ce type aux cheveux longs, qui n’avait pas un très beau langage, et qui semblait pris d’une obsession de la propreté. Sérieusement… Je crois qu’il s’est lavé de tous les bords, tous les côtés, à l’extérieur comme à l’intérieur, au moins trois fois d’affilée. Ce n’était pas assez la première fois?

Il y avait aussi toute une bande d’éclopés : un type à qui il devait manquer huit livres de fesse, un autre qui avait une jambe cassée mais qui semblait déterminé à s’accrocher à son épée et le type aux cheveux longs, qui boitait. La fille aux cheveux verts aurait pu être normale si elle n’avait pas eu ces drôles d’oreilles sur la tête. Il y avait bien un homme et un jeune homme qui semblaient normaux, mais je ne devrais pas me fier aux apparences…

Tout le monde s’est retrouvé pour déjeuner et c’est là que tout a commencé à dégénérer. Au début, je me suis dit qu’ils se sentaient peut-être juste particulièrement mongoles : ils n’arrêtaient pas de dire des conneries, ils chantaient, ils riaient…

Ensuite, le festival du vomi a commencé, d’abord par les étourdissements et puis, il y en a eu partout. Dieu merci, je n’avais pas l’option «odeur» dans mon rêve, sinon je crois que j’aurais été malade dans mon sommeil.

Et la fille aux cheveux verts a lancé le type aux cheveux longs dans le vomi, où il s’est étalé de tout son long. Mais pourquoi? C’est vraiment méchant de le punir comme ça. Il avait vraiment fait beaucoup d’effort pour se rendre propre. Après elle a agrippé un des types qui étaient devenus orthos par le fond de culotte et par le collet et elle l’a gardé dans les airs comme ça. Je commençais à me poser des questions sur son état mental…

En plus, il y avait des monstres qui les attaquaient. Il y en a un qui ressemblait à un homme nu (mais pourquoi je rêve de ça?!) avec huit bras et jambes en métal et une tête qui pouvait s’étirer. La jambe cassée n’arrêtait pas de lancer son épée au plafond pour essayer de toucher le monstre et la fille aux cheveux verts n’arrêtait pas de sauter pour essayer de s’agripper au monstre.

Le seul homme encore normal essayait de l’en empêcher, mais il a fini écrasé sous elle. Quant au jeune homme, il a passé tout le combat ou presque à faire le tour de la pièce en traînant l’éclopé de la fesse. Le fond de culotte a failli perdre son… vous-savez-quoi à cause de la jambe cassée, qui avait décidé que c’était une bonne idée de couper la tête du monstre alors que l’entrejambe de son compagnon était si proche. Peu importe les conséquences, si j’avais été à la place du fond de culotte, je l’aurais tabassé à la fin du combat. Mais le fond de culotte est mort, environ une seconde avant la fin du combat.

Le type aux cheveux longs a pris le fond de culotte dans ses bras, en princesse, et ils sont tous partis, en quête d’une sortie.

Le type aux cheveux longs s’est mis à courir sans aucune raison (il n’avait pas l’air très sain d’esprit) et le fond de culotte est revenu à la vie, juste comme ça…

Ok… Plus jamais de Bordeaux…

dimanche 14 octobre 2012

J’aime définitivement beaucoup le pas-de-pirate avec un nom de famille


30 décembre
Il y avait des statues partout. Une avait une épée. Beloss l’a prise. Une autre avait une lance. Fuu l’a prise. Et c’est comme ça que nous avons eu droit aux touchantes retrouvailles du grand frère et de sa sœur. Vous ne l’aurez sans doute pas deviné, alors je vais vous le dire : le frère c’était Fuu et la sœur c’était Beloss. C’était profondément troublant pour tout le monde, mais les deux avaient l’air de trouver ça tout à fait normal. D’accord… Passons à autre chose.

Nous avons combattu des blocs de glace qui avaient pris nos formes. Il y avait 1 moi, 3 Jérôme, 2 Mizaki et 1 Lemleck. Mizaki avait l’air de bien s’amuser à taper sur Jérôme…

Le mur s’avance. Le mur s’avance beaucoup trop. Et les hommes n’arrivent pas à le retenir. Et Fitik n’arrive pas à le démolir. Muuu… Qu’est-ce que je peux faire?

Cette idée de faire geler l’eau pour ralentir le mécanisme avait un bon potentiel, mais n’a pas fonctionné. Quand j’ai vu le mur se transformer en boue, j’en ai enlevé l’eau pour qu’il devienne de la terre. Du vent a commencé à le pousser, mais ça ne suffisait toujours pas. Quand il fut rendu à quelques pouces de moi, j’ai commencé à prier. Qu’est-ce que je pouvais faire d’autre? S’il vous plaît, s’il y a un dieu (ou des dieux, je pense que nous en aurions besoin de plusieurs), sauvez-nous…

Puis un portail est apparu. Euh… Puis j’ai vu Nell, Fitik, Henryk et Lemleck passer au travers. Merde! Les deux personnes les plus importantes du groupe pour moi sont rendues je ne sais plus où! J’ai donc traversé, Fuu agrippée à moi.

Nous avons atterri directement dans la mer. Ow.

Nous avons nagé jusqu’à une île. Lemleck était inconscient. Henryk ne voulait pas lui faire le bouche-à-bouche, à moins que quelqu’un ne se propose, ce que je n’ai pas hésité à faire. Fuu a sauté à ma rescousse en demandant à Henryk s’il allait vraiment laisser une femme perdre son innocence. Euh, c’est parce que je ne suis pas si innocente que ça et j’ai déjà embrassé Lemleck de toute façon. Dieu merci, je ne me suis pas trompé dans mes volumes.

J’ai donc fait le bouche-à-bouche à Lemleck. Il s’est réveillé sans séquelle et nous sommes partis dans la forêt. Nous avons rencontré des indigènes, qui ont été très impressionnés par la taille d’Henryk et de Lemleck. Ils nous ont emmenés jusqu’à leur village. Leur ancien parlait un peu notre langue.

Je dois avouer que j’étais un peu inquiète. Allaient-ils nous tuer? Nous servir comme entrées? Ou tout simplement nous demander de partir? Ils nous accueillis pratiquement comme des invités d’honneur. Fuu, Nell et moi sommes parties avec des filles aux bains. Nous avons eu droit à des parfums, des shampoings, des huiles parfumées, une séance de coiffure avec des fleurs dans les cheveux…. Les seuls points négatifs que j’ai trouvés furent que toutes les filles se déshabillaient devant les autres comme si de rien était (j’étais la seule qui était gênée et une indigène m’ai aidée par la force à régler mon problème) et les robes qu’ils nous ont prêtées/données étaient un peu trop révélatrices à mon goût.

J’aurai au moins pu cacher ce qui était trop visible à mon goût, mais pas Fuu, qui semblait un peu beaucoup à l’étroit dans sa petite robe. Lemleck a remarqué à quel point la robe mettait ses yeux en valeur et il lui a dit que ce qu’elle portait était joli. Je crois que c’est la première fois que j’entends Lemleck faire un compliment à une fille.

Nos trois hommes étaient quant à eux vêtus de pagnes. Il fallait bien qu’ils s’adaptent eux aussi et ce n’était pas ça qui dérangeait le plus. J’ai plutôt été vraiment troublée par Henryk et Lemleck, qui n’arrêtaient pas de rire de la masse de Fitik. Quoi? Nous savons tous que Fitik a une grosse masse! Nous la voyons tous! Nous pourrions même y toucher si nous le voulions! D’accord, elle est énorme et doit faire très mal quand on en reçoit un coup, mais à part ça, en quoi est-elle si extraordinaire? Ni Nell, ni Fuu, ni moi, ni même Fitik ne comprenions ce qu’il y avait de si drôle. Les deux autres semblaient sur le point de mourir tellement ils riaient, surtout Lemleck. L’avais-je déjà vu rire? Sans doute, mais jamais comme ça. Ce qui était certain, c’était que je ne l’avais jamais vu aussi détendu. Un autre état d’esprit qu’il n’aura jamais avec moi, c’est certain. Super…

Henryk et Lemleck sont partis avec l’ancien. Nous, nous avons continué à boire et à danser. Nell a même demandé à Fitik pour qu’il danse avec elle et il a dit oui. Mais au bout de quelques heures, Lemleck et Henryk n’étaient toujours pas revenus. Tous pleins de scénarios tous plus fous les uns que les autres étaient en train de se dérouler dans nos têtes, alors nous avons décidé de partir à leur recherche.

En parlant à des indigènes, nous avons réussi à comprendre qu’ils étaient partis en haut de la montagne. Mais comme ils ne voulaient pas que nous y allions, nous avons tenté de leur faire croire, à l’aide de bonhommes allumettes, que j’étais avec Lemleck et Fuu avec Henryk. J’ai même dessiné une hutte, la reliant avec des flèches partant de Lemleck et de moi. Est-ce que je pouvais être plus claire? Moi être avec lui et moi vouloir être dans une hutte avec lui tout seul. C’était assez clair à mon goût, mais ce n’était encore pas assez convaincant pour qu’ils nous laissent les voir, ni eux, ni l’ancien. Je pensais que notre non-disponibilité avait été établie, mais ça n’a pas empêché un des indigènes de faire des avances à Fuu. C’en était tellement subtil que même moi j’ai compris.

31 décembre
Nous avons finalement pu parler à l’ancien. Lemleck et Henryk étaient partis faire des trucs d’hommes en haut de la montagne. Ils s’étaient couchés quand le soleil s’était levé, mais ils étaient heureux. Alors ils sont fatigués, mais ils sont heureux? Tant mieux, mais peut-être pourrions-nous aider? L’ancien nous a regardées tellement bizarrement que nous n’avons pas insisté. Bon. Retournons prendre un bain alors…

Nous avons entendu des cris. Au lieu de rester sagement dans notre coin comme nous aurions dû, nous avons décidé de suivre les villageois pour voir ce qui se passait. Deux enfants et un adolescent se trouvaient sur un radeau et l’eau tanguait dangereusement, gracieuseté des sirènes/sirois qui étaient dans l’eau.

Fuu et moi avons décidé d’aller les sauver. Avec son vent et mon eau, j’avais bon espoir d’y parvenir. J’ai quand même réussi à presque tuer ceux que je voulais sauver. J’ai voulu ramener le radeau vers la rive, mais au lieu de ça, je l’ai renversé. Merde! Ils vont se noyer! J’ai fini par réussir à retourner le radeau. Fiou. Je m’en serais voulu toute ma vie s’ils étaient morts par ma faute. Et je ne veux même pas imaginer la tête de Lemleck aurait faite. Tu t’es encore mêlée de ce qui ne te regardait pas!

Quelques coups et blessures plus tard, nous étions de retour sur la berge, les trois jeunes avec nous. Tout était bien qui finissait bien… ou presque. Je n’espérais pas de remerciements (ce n’était pas pour ça que j’avais agi), mais si je m’étais attendue à une réaction de leur part, ça n’était pas la peur. Ils se sont éloignés de nous, complètement terrifiés. Ben là… C’était mal de nous mêler su sauvetage de vos enfants?
En fait, ils se distançaient de nous à cause de nos blessures, autour desquelles se formaient des écailles. Oh non… Pas encore ça… Lemleck va être furieux quand il va l’apprendre. Je ne pourrai pas lui demander de me sauver cette fois-ci. Tout ce qu’il a fait la dernière fois, il l’aura fait pour rien… Muuu… Il va encore être en colère contre moi…

Fitik et Henryk sont arrivés, sans Lemleck. Fuu et moi avons utilisé nos pouvoirs combinés de subtilité pour tenter de cacher la vérité. Je crois que nous étions bien parties pour réussir, mais Nell n’a pas pu résister au questionnement de Fitik. J’ai donc expliqué ce qui m’était déjà arrivé : écailles partout sur le corps, pacte avec la sorcière, badigeonnement de poisson mort… Les pactes de sorcière ne courant pas les rues et le badigeonnement de poisson mort étant hors de question, nous avons décidé d’aller voir l’ancien. Peut-être aurait-il une solution à nous proposer?

C’est ce moment-là que Lemleck a choisi pour sortir des bains. J’aurais tout donné pour qu’il ne soit pas au courant, mais je n’ai pas eu le choix de lui montrer mes écailles. Comme je le croyais, il était furieux. Alors j’ai fait tout ça pour rien?! Muuu… Je le savais, il est fâché contre moi…

Fuu a mentionné l’anneau qui guérissait toutes les curses, la raison pour laquelle ils étaient venus dans le passé en premier lieu. On ne sait pas combien de temps ça va prendre! Vous pourriez être mortes ou complètement poissonisées d’ici là! Je le savais… Je viens de lui donner une excuse de plus de penser que je ne suis bonne qu’à foutre la merde…

Il a demandé à Henryk de l’accompagner sur l’eau pour attraper une sirène (les sirènes étaient attirées par les mâles). Il a cru bon de nous demander de ne rien faire. C’est ça... Je vais faire exprès pour vous mettre encore plus en colère.

Les deux hommes sont partis. Ensuite James est apparu à côté de nous. James? Puis il a disparu. Hein? Mais pourquoi tu es apparu à côté de nous si c’était pour disparaître tout de suite? Après il y a eu un portail et tout le monde a fini par en sortir. Quand Quentin a su qu’Henryk était parti vers la plage, elle s’y est dirigée, tout le monde à sa suite. Je ne tenais pas particulièrement à rester au milieu de villageois terrifiés, alors j’ai suivi.

À la plage, je suis restée à distance respectable de tout le monde. Je n’avais pas envie de m’approcher plus qu’il ne le fallait de l’endroit où était Lemleck.

Henryk est venu me chercher pour me dire qu’ils avaient attrapé une sirène, le prince en fait. Quoi? Le prince Gnuhanhanhan est là? Je n’ai pas attendu qu’Henryk finisse de parler et j’ai couru vers mon ami. Le pauvre était terrifié. Vu l’ecchymose qu’il avait sur la joue, je ne pouvais pas le blâmer. Nous avons tenté de le rassurer (j’ai même guéri sa blessure), mais c’est James qui a réussi à communiquer avec lui (quoique je doive avouer que Nell et le prince qui se saluaient, c’était une vision des plus adorables).

Donc, la communication de James avec le prince (oui, oui, un sort de James qui a fonctionné) nous a donné une solution très simple à notre problème d’écailles. Le prince a arraché quelques-unes de ses écailles et il nous les a données. Il nous a fait comprendre que nous devions les mettre sur nos blessures. Selon lui, ça devrait suffire à empêcher que nous nous transformions en sirène.

Le prince est reparti et les choses auraient pu bien se terminer, mais Fuu a fait la remarque que si nous l’avions su avant, Lemleck n’aurait pas eu à faire de pacte avec la sorcière, une solution beaucoup plus simple s’offrant à nous. Merci Fuu, merci beaucoup. Déjà que Lemleck était furieux  contre moi (je n’étais pas convaincue qu’il soit simplement fâché de la situation), je n’avais pas besoin qu’en plus il s’en veuille d’avoir donné peu importe quoi à la sorcière en échange de ma guérison, alors qu’il n’aurait pas eu à le faire. Je sais qu’elle ne pensait pas mal faire, mais elle n’a pas aidé la situation. Lemleck est parti de son côté et moi du mien. Génial. Maintenant il va m’en vouloir encore plus.

Nous avons décidé de passer la nuit ici et de ne repartir que demain matin. Il y avait une autre fête. Fêtez tant que vous voulez, mais ça sera sans moi. Je n’avais vraiment pas envie de m’amuser. Lemleck était fâché contre moi, encore. Pourquoi est-ce que je finis toujours par merder? On dirait que je ne peux pas m’empêcher de donner des raisons à Lemleck de penser que je suis une petite conne qui se mêle toujours de ce qui ne la regarde pas. I can’t wait to leave this place…

J’étais bien tranquille dans mon coin, ne demandant rien à personne, ne dérangeant personne, et il a fallu qu’il vienne s’assoir à côté de moi. Quoi? Qu’est-ce que vous me voulez? Je pense que je n’ai pas besoin d’en entendre plus…

Pourquoi je ne participe pas à la fête? Je n’ai pas la tête à ça, voilà tout. Vous êtes fâché contre moi et je me sens mal, alors pourquoi j’irais fêter? J’étais certaine que ça allait finir dans une autre engueulade. Lemleck allait me dire mes quatre vérités… J’allais me sentir encore plus mal, mais j’allais finir par accepter ses arguments… Bla, bla, bla…

Je n’aurais pas plus me tromper. Je crois que ça a été la première vraie discussion que nous avons eue Lemleck et moi. Il m’a quand même remise à ma place, mais sans me crier après cette fois-ci.

Je lui ai expliqué que si je me sentais si mal, c’était parce que j’avais pensé au pacte avec la sorcière et que je m’étais tout de suite dit : Merde, il a fait tout ça pour rien. Je me sentais mal parce que j’étais certaine qu’il allait encore me dire que je m’étais mêlée de ce qui ne me regardait pas. Il m’a servi un très bon contre-argument : si je n’avais rien fait, je m’en serais voulu pour le restant de mes jours. C’est vrai, mais pour moi, agir veut en général dire vous mettre en colère.

Il m’a expliqué que quand il ne disait pas quelque chose, il le montrait. Je ne le nierai pas, mais… -Le problème, c’est que quand je ne le dis pas, tu ne comprends pas.
-Euh…
-Il y a longtemps que je te vois comme autre chose qu’une elfe, mais ça, tu ne l’as pas compris.
-…Maintenant, je me sens vraiment conne…
Jamais je n’aurais pensé que Lemleck m’appréciait vraiment. Il est parfois difficile à suivre : je te déteste, mais je ne te déteste plus, mais je te déteste encore pour une raison «x», mais je te vois comme une personne à part entière… Je ne sais plus quoi penser…

Il m’a demandé si j’avais peur de fâcher Fuu. Non, pourquoi j’aurais peur? Soit je ferais «wtf pourquoi tu es fâchée» ou alors je m’excuserais si j’étais dans le tort.
-Pourquoi avoir peur de moi?
-Est-ce que je dois vous rappeler comment vous étiez au début? Je respirais et c’était mal!
-Tu es une elfe.
-Je brossais un cheval et vous pensiez que j’avais un plan machiavélique en tête!
-Tu es une elfe.
-… Mais ça ne veut pas dire que je fais toujours quelque chose de mal!
Je me sens un peu contradictoire. D’un côté je crois avoir mal agi à ses yeux et de l’autre, je proclame n’avoir rien fait de mal. Est-ce que ça a du sens?

J’avais un peu de difficulté à me suivre, mais je comprenais ce que Lemleck me disait. À l’époque, tout ce que je faisais était mal pour lui. J’étais une elfe, alors comment aurait-il pu en être autrement? Aujourd’hui, ce n’était plus le cas. Avec tout ce qu’il avait fait pour moi, j’aurais dû le réaliser.

Je me sentais déjà mieux, mais le meilleur restait à venir. Lemleck m’a dit que j’avais le choix : je pouvais arrêter de broyer du noir, ou je pouvais me mettre à boire pour oublier, avoir un caractère de merde et faire peur aux gens. Je savais qu’il parlait de lui.
-Quoique ça serait difficile avec ce petit corps…
-Je suis certaine qu’avec beaucoup de… Non, ça ne fonctionnerait pas.
-Non, vraiment pas.
(Rien que de m’imaginer en train d’essayer de faire peur à quelqu’un et j’avais envie de rire.)

Mais le vraiment meilleur moment de la discussion fut quand il a parlé des gens qui ne pouvaient pas se sauver eux-mêmes. Vous êtes en train de dire que je vous ai sauvé? Ça me fait tellement chaud au cœur. Je vous aime vraiment beaucoup en ce moment, si vous saviez. Qu’est-ce que je ferais sans vous? Oui, je sais : pas grand-chose. Il m’a demandé d’essayer de ne plus avoir peur qu’il se fâche, même s’il savait que ça allait encore arriver. Je sais bien que ça va encore arriver. Et moi, je vais sans doute encore me sentir mal. Mais il a raison. Ça vaudrait la peine que j’essaie.

Quand il m’a proposé de recommencer du début, j’ai eu un moment d’hésitation. Euh… Est-ce que vous êtes vraiment en train de me dire ce que je pense que vous êtes en train de me dire?
-Je m’appelle Lemleck the Wingless, capitaine du Fearless.
-…
(Vite, je dois trouver quelque chose à dire!)
-… Leila. Barde aux tendances dépressives. J’essaie de sauver le monde.

Parlant de sauver le monde, depuis quand vous vous intéressez à sauver le monde et non pas à juste vous venger? Il m’a parlé d’un moment où il était encore dans les brumes de l’alcool (ça remonte à si loin?) et d’une personne assez agaçante. Ah oui, vous voulez parler de celle qui n’écoutait jamais les ordres et qui se mettait toujours dans le pétrin? Oui, je la connais. Jamais je n’aurais cru qu’elle réussirait à en faire autant.
-Je parlais de toi.
-Hein? C’était moi?
(Ça fait du bien de plaisanter avec lui.)
-Bien sûr que non, tu es une elfe.
-En effet. Et moi, jamais je n’apprécierais un pirate.
-Les pirates n’ont pas de nom de famille.
-Je n’ai jamais dit que vous étiez un pirate ordinaire.
-Les pirates n’ont pas de nom de famille.
-…Alors jamais je n’apprécierais un pas-de-pirate avec un nom de famille.
(Ça peut se dire, ça?)
-J’ai besoin d’un verre.
-Moi aussi.
-D’accord, mais tu restes près de moi!
-(Mais pour qui me prenez-vous?) Lemleck, je ne vais pas me soûler.
-Non, c’est pour moi!
-…D’accord…
Vous voulez que je reste à côté de vous pour vous empêcher de trop boire? Depuis quand vous ne vous faites pas assez confiance pour vous retenir? Je trouvais ça bizarre, mais d’accord. Je veux bien rester près de vous.









Oui, j’aime définitivement beaucoup le pas-de-pirate avec un nom de famille.