À l’exception de Beloss
(pourquoi mon soutien devait me venir de lui?), les autres ont eu l’air de
croire que j’étais folle. Pouvais-je vraiment les blâmer? J’ai parlé à une lumière qui était en fait une âme et elle m’a renvoyée
à mon groupe, qui se trouve quinze mois dans le passé…
Nous avons marché jusqu’à une
ville… d’humains. Super. Encore… Nous ne pourrions pas tomber sur une ville
d’elfes? Je pourrais finalement être en majorité.
Lemleck a dit aux gardes à
l’entrée que j’étais son esclave. Il s’est fait répondre de me garder près de
lui pour qu’on ne m’abîme pas. Je promets d’être une esclave très
obéissante… Une fois dans la ville, un
soldat a redit à Lemleck de me garder près de lui, pour qu’on ne m’engrosse
pas. Mais… c’est quoi cet avertissement de merde?
Nous avons pris deux chambres
dans une auberge. Lemleck est parti se reposer et moi je suis sortie avec le
soûlon et le crétin. Le crétin m’a justement prouvé qu’il en était un, en
disant que quelqu’un lui avait demandé de détruire un village d’arcadien et que
s’il y allait dans le passé, il y aurait moins de pertes. Il a tenté de se
rattraper en disant que c’était une blague. Mais t’es con! Si c’était vraiment
une blague, tu serais con de l’avoir dite. Mais te connaissant, ça pourrait
très bien être vrai alors tu serais encore plus con d’avoir accepté une telle
proposition. Je me demande quelle sera la réaction de Lemleck quand il
l’apprendra…
De retour à l’auberge, j’ai
réquisitionné le lit et je me suis endormie presqu’aussitôt… pour me réveiller
en plein mouvement. Euh… Pourquoi je suis en train de bouger et pourquoi je
suis enroulée dans ma couverture?
-Je ne suis pas fier de toi
jeune fille!
-…Quoi?
Mon kidnappeur a fini par me
déposer et a ouvert la couverture : c’était François.
-Il me semblait bien que
c’était plus lourd!
-…
(Est-ce qu’il vient de me
traiter de grosse? Tu me kidnappes et ensuite tu m’insultes? Mais va te faire
voir!)
François refusait de me
ramener en ville. Mais je ne peux pas y retourner seule, ça serait suicidaire.
Il m’a proposé de m’emmener à la prochaine ville elfe. Je ne veux pas aller
dans une ville d’elfes, je veux retourner là-bas. Non, ce n’est pas une
histoire d’esclave amoureuse de son maître. C’est… compliqué…
François avait aperçu Henryk
en ville cet après-midi. Vraiment? J’ai hâte de pouvoir le dire aux autres.
D’ailleurs, nous n’avons pas eu à les attendre bien longtemps. À voir Lemleck,
on aurait dit que j’avais encore fait quelque chose de mal. Hé! Ce n’est pas
comme si j’avais couru après le kidnapping! Je dormais!
François nous a proposé de
nous servir de traqueur. Son aide ne serait pas de refus. Plus vite nous
aurions retrouvé ma bande de joyeux compagnons, mieux ça serait. Au moment du
départ, François m’a tendu la main pour m’aider à me relever, avec un
«mademoiselle». J’ai à peine eu le temps de faire un mouvement vers lui, que
Lemleck m’agrippait et me tirait vers lui. Quoi? Il essayait d’être galant,
c’est tout. Possessif… Oui, il l’est.
C’est super.
5 août
Nous sommes arrivés à Talius.
Misaki n’avait pas de papiers, alors il est resté à l’extérieur. Nous avons
acheté quelques rations. Beloss a appelé François «blondinet», parce qu’il
croyait que son nom était secret. C’était un secret? Je ne le savais pas et je
me suis aussitôt excusée. François m’a répondu qu’il était facile à pardonner
et que nous pourrions en discuter plus tard. D’accord, pas de problème. Il est
ensuite parti porter de l’alcool à Misaki et Lemleck et moi avons accompagné
Beloss à un temple de Bacob. Quand Beloss est entré, Lemleck en a profité pour
me mettre en garde contre les intentions de François. Mais quelles intentions?
Oh… Ces «intentions»-là… (Voir post
précédent pour l’engueulade du 5 août)
Nous en avions pour quelques
semaines à voyager. Je n’ai pas cherché plus qu’il ne le fallait à faire la
conversation aux autres. Pourquoi j’aurais eu envie de leur parler quand tout
ce qu’ils faisaient c’était se moquer de moi?
Au cours du voyage, Beloss a
commencé à se gosser un jeu d’échec. Lemleck jouait parfois avec lui. Ce n’était
pas que je tenais particulièrement à être incluse dans leur loisir, mais j’en
avais assez d’être toujours seule de mon côté. Lemleck a fini par m’ordonner de
jouer avec Beloss. Jouer avec ce crétin? Non! D’accord… Je n’ai pas trop aimé le ton de sa voix et surtout ce
qu’il impliquait si je m’obstinais à lui désobéir.
Je ne connaissais rien du tout
à ce jeu alors j’ai recopié chacun des moves
de Beloss.
-Quand on ne sait pas, on
demande.
-…Lemleck, voudriez-vous
m’apprendre à jouer aux échecs s’il vous plaît?
-Beloss, apprend à mon elfe à
jouer.
-D’accord.
-…
(Mais je vous hais…)
J’ai donc laissé Beloss
m’apprendre, gardant encore une fois toute ma colère à l’intérieur. François
n’avait rien manqué de la scène et il s’est approché de moi.
-Si vous voulez un vrai
maître, je suis là.
-…
Je suis devenue rouge tomate
en une fraction de seconde. Oh mon dieu… Vient-il vraiment de suggérer… ce que
je pense qu’il a suggéré? Devant ma gêne, il a eu un petit sourire.
-Je viens de me rendre compte
que vous êtes innocente seulement de corps et non d’esprit…
-…
Ça y est, je vais mourir, soit
de honte, soit d’un coup de chaleur.
Dès que la partie fut
terminée, je me suis dépêchée de m’éloigner pour pouvoir m’asperger un peu
d’eau et me rafraîchir les idées.
-Je ne savais pas que je te
faisais autant d’effet que tu mouillerais ton chandail…
Un rapide coup d’œil m’a
confirmé que mon chandail était effectivement complètement trempé et qu’il
mettait parfaitement ma poitrine en évidence. Oh mon dieu… J’ai croisé mes bras
devant moi, mais le mal était déjà fait. Et dire que je pensais tout à l’heure
que je venais de vivre le moment le plus gênant de mon existence. Ça ne fait
que commencer on dirait…
5 septembre
Nous avons été emmenés devant
le roi de Hopesor. J’avais vraiment très peur, parce que la dernière fois, nous
avions bien failli tous y rester. Et ça a failli être le cas cette fois-ci
aussi… encore à cause de Beloss. Il a dit quelque chose que visiblement il
n’était pas censé savoir et le roi s’est fâché. Je le savais… Je le savais… Nous
allons tous mourir…
Mais nous nous sommes
calmement éloignés et personne ne nous a retenus. Durant trois jours, nous
sommes restés relativement silencieux et nos nuits de sommeil furent très
courtes.
8 septembre
Nous sommes finalement sortis
de la forêt.
28 septembre
Nous pouvions apercevoir une
ville au loin. Nous avons marché toute la nuit pour y arriver.
29 septembre
Nous avons finalement retrouvé
le groupe. À force de nous dire des conneries, nous devions avoir l’air d’une
belle bande d’attardés aux yeux de Lemleck. Nell était toujours aussi adorable
(j’ai eu droit à une hug attack) et Fuu s’est montrée très protectrice envers
moi, après que Lemleck m’ait appelée «son elfe».
François s’est battu avec
Henryk J’ai voulu m’en mêler (pour aider François, pas Henryk), mais Lemleck
m’en a empêchée. Avec le recul, je suis contente qu’il l’ait fait. Ce combat ne
me concernait en rien et je n’aurais sans doute réussi qu’à me faire blesser.
François est parti de son côté, mais pas avant de m’avoir proposé de
l’accompagner. Toute pleine d’espoir que j’étais toujours envers Lemleck, j’ai
refusé.
Il est donc parti et nous
avons continué notre chemin vers Solca pour trouver l’élémentaliste de light qui se cachait dans un buisson. Nous
avons retrouvé Quentin, qui avait été aidée par une femme à fuir. Il ne nous
reste plus maintenant qu’à retrouver François.
29 septembre (nuit)
J’ai fait un tour de garde
avec Fuu, qui en a profité pour me poser des questions sur Lemleck. J’ai essayé
d’expliquer de mon mieux sans trop en dire (ce que Lemleck n’aurait pas
apprécié j’en suis certaine) : mon kidnapping, mon achat par le frère de
Lemleck… Quant à ma décision de le suivre, j’ai préféré me contenter de dire
que j’avais de bonnes raisons de le faire et que même s’il ne me traitait pas
toujours comme il faut, il était un homme de parole. Fuu m’a promis qu’elle (et
ses poings) aurait une discussion avec les sourcils de Lemleck si Lemleck
agissait trop mal envers moi. J’aimerais bien voir ça…
Fuu m’a aussi parlé de sa
mort : la grande porte qui était apparue dans le jardin de Musha, le démon
qui avait promis de tuer tous les hommes qui l’approchaient, Léac, qui ne se
souvenait plus qu’il avait été vivant et qui était maintenant perdu quelque
part sur le continent. Léac… Il me manque vraiment beaucoup. Je me souviens
qu’il m’avait promis de me protéger le temps que nous retrouvions «mon pointu».
J’aurais vraiment besoin de lui en ce moment…
30 septembre
Fuu a dit que les blonds
avaient une attirance entre eux. Lemleck l’a entendu et a murmuré «c’est bon à savoir». Non, ce n’est pas
bon à savoir. Et ce n’est même pas vrai de toute façon! Je n’ai pas d’attirance
pour les cheveux blonds, mais pour les cheveux gris! Et d’une personne en
particulier! Pourquoi a-t-il fallu que tu dises quelque chose comme ça devant
lui, Fuu? Il serait bien capable d’utiliser cette phrase pour me rendre la vie
encore plus misérable.
Fuu m’a aussi confié que le
François du futur lui avait demandé de l’aider à sortir avec moi. Si jamais il
me parlait de yeux, il ne parlerait pas de mes vrais yeux et je devais lui
donner une claque. Est-ce que c’est le moment où je ne dois pas demander ce qui
s’est passé quand François voulait t’entraîner à utiliser tes yeux? Merci de
l’avertissement Fuu.
30 septembre (nuit)
J’étais en train de faire mon
tour de garde avec Eri quand j’ai vu une ombre bouger. C’était une femme avec
une capuche. Elle nous ramenait Quentin, qui s’était perdue. Elle en a profité
pour nous dire que les pactes étaient une mauvaise idée, que nous devions faire
attention. J’ai remarqué qu’elle regardait Eri. Eri aurait fait un pacte?
Est-ce que ça aurait un lien avec le fait qu’elle insiste beaucoup pour que
nous retrouvions James?
La femme nous a aussi dit que
le temps pressait vraiment beaucoup. Le destin commençait à peine à s’acharner
sur nous. Nous ne devions pas laisser l’opportunité à ceux qui voulaient le
faire. Trop tard… Avant de partir, elle nous a donné un conseil : il n’y
avait qu’un seul vrai dieu. D’accord, si vous le dites… Mais quel genre de
conseil est-ce là?
1er octobre
Nous sommes sortis de la
forêt. Quentin s’est éloignée rapidement et Beloss est parti après elle. Ils
sont revenus avec François. Nous sommes ensuite embarqués dans le chariot et nous
sommes partis.
À un moment donné, Beloss a
demandé (encore) pourquoi je suivais Lemleck.
-Je le suis parce que je lui
appartiens et en tant que bonne elfe obéissante, je le suis.
-Bonne elfe.
-Merci.
(Il va vraiment falloir que je
m’explique à chaque jour à ce propos?)
Quelqu’un (je crois que
c’était Henryk) a mentionné que de dire toujours «elfe» c’était comme un manque
de respect. Lemleck a répondu que ça serait trop bizarre de dire «ma Leila» au
lieu de «mon elfe». J’approuve. Je préfère de loin qu’il me dise «mon elfe» que
«ma Leila».
Mizaki a fini par sortir de sa
beuverie assez longtemps pour que nous lui expliquions la situation, aka la
partie des élémentalistes, des armes et du sauvetage du monde. Je crois qu’il
nous a pris pour des fous, mais tant pis.
Fuu a mentionné que les
temples/armes étaient intemporels. Alors l’épée de l’eau que j’ai en ce moment
est la seule qui existe? Mieux vaut alors ne pas trop en parler…
Beloss a mentionné encore la
mort d’Uvi. Il ne m’en fallait pas plus pour que mon envie de le tuer
ressurgisse. Mais tu vas la fermer… Il a fallu que Nell, la douce, gentille et
adorable Nell, lui dise que ce n’était peut-être pas une bonne idée d’en
parler.
Mon crétin préféré est aussi
revenu sur le fait que le cristal que j’avais avalé allait me tuer. Henryk
aussi a dit qu’il fallait me l’enlever. Je me demande combien de temps je vais
pouvoir les niaiser et leur faire croire que je veux le garder, avant de leur
avouer que je ne l’ai plus? Beloss a aussi dit que j’étais un substitut
d’élémentaliste d’eau et que nous devions donc en chercher un. Je n’étais pas
particulièrement fâchée qu’il me traite de substitut, mais pour lui prouver que
je n’étais pas si inutile/pourrie que ça, je lui ai envoyé de l’eau en pleine
figure. Mais j’ai tellement bien réussi mon coup qu’il est tombé en bas du
chariot. Oups. Lemleck m’a donné un savon, pour que je lui mette dans la bouche
la prochaine fois où je voudrais l’arroser. Génial, merci.
1er au 5 octobre
François a continué de me
lancer des sous-entendus et des clins d’œil. Et bien entendu, moi je ne pouvais
pas m’empêcher de rougir à chaque fois. Mais arrêtez… Vous voyez bien que ça me
gêne vraiment beaucoup trop…
J’ai aussi passé du temps avec
Fuu. C’était agréable. Il y avait vraiment longtemps que je ne m’étais pas
amusé avec une autre fille. Ça me faisait oublier à quel point je me sentais
mal, seulement pour quelques instants, mais c’était quand même mieux que rien.
J’ai aussi passé du temps avec
Nell. Quand Fuu était en train de s’entraîner, je prenais le relais de son
apprentissage de la lecture et de l’écriture.
5 octobre (après-midi)
Nous sommes arrivés en vue d’un
village, qui était en fait un gros port. Lemleck a dit qu’il avait quelque
chose à faire et il m’a demandé de le suivre. Ça vous tuerait de dire mon nom
une fois de temps en temps?
Nous sommes allés dans un
entrepôt. Il a montré un bout de papier au gars, qui est devenu super gentil. Après
qu’il soit parti, Lemleck m’a demandé si j’avais besoin de quelque chose. Sur
le coup, j’ai répondu non. ce n’est qu’après que j’ai réalisé qu’il me manquait
certains items : une brosse, des rubans, un miroir peut-être, une
couverture… Tout ce que je possédais, c’était mes sous-vêtements et deux robes
qui, à la base, n’étaient pas à moi. Le seul objet de luxe que j’avais, c’était
le savon que Lemleck m’avait donné. J’avais peur de la déranger et de paraître
trop superficielle si je lui disais que j’avais envie de tout ça alors tant qu’à
me faire rembarrer encore une fois, j’ai préféré me taire.
Lemleck a acheté un bateau et
nous sommes partis retrouver les autres. Fuu m’a prise à part pour me proposer
que nous fassions un spectacle pour gagner de l’argent : moi je chanterais
et jouerais du violon et Nell jouerait à la dresseuse de loup. Nous sommes
toutes les trois allées dans une ruelle pour que Fuu se transforme et elle a
ensuite amplifié le vent pour attirer les gens avec mon message de
présentation.
Une foule n’a pas tardé à se
rassembler autour de nous. Ça s’est passé plutôt bien, jusqu’à ce que des marins
commencent à me siffler. Merde… À quoi avons-nous pensé? Chanter dans un
endroit rempli d’hommes… Un m’a proposé 3 pa. Un autre, 5 pa. Au secours… J’ai
même eu droit à une remarque très déplacée à propos de mes fesses. Un marin a
pris mon bras et a essayé de m’entraîner plus loin, pendant qu’un autre
commençait à me tripoter les fesses. Au secours… Quelqu’un?
C’est finalement François qui
m’a sauvée. Il a donné un très beau coup de poing à l’homme qui essayait de m’éloigner.
J’avais tellement eu peur et j’étais si soulagée de voir une présence
rassurante que quand il m’a tendu son bras, je me suis accrochée après comme si
ma vie en dépendait. Il m’a amenée à une auberge, où il m’a fait caler un verre
de vin. J’ai failli m’étouffer, mais ça a fait du bien… un peu.
Nell et Fuu se sont excusées. Vous
n’avez pas à vous excuser. Vous n’avez rien fait de mal. Nous avons eu une
idée, elle était mauvaise alors plus jamais, en tout cas pas dans un port. Pourquoi
ce genre de choses finit toujours par m’arriver? Peut-être que je devrais
essayer de commencer à m’habituer…
Dans le bateau, il y avait une
cabine pour les filles et une pour les hommes. Alors nous avons décidé de
redécorer la nôtre. Ce fut plutôt amusant, mais ça ne réglait pas le problème
que les hommes allaient devoir passer par notre cabine pour aller dans la leur.
Et si nous étions en train de nous changer? Ou de nous laver? En plus, nous n’avions
même pas de rideau pour nous cacher. François a proposé de tenir un drap pour
nous cacher pendant que nous nous lavions. Euh… Cette idée ne me rend pas très
à l’aise…
Fuu a dit qu’elle s’inquiéterait
pour moi et préférerait tenir mon drap. Oui, j’approuve. Quentin ne voyait pas
où il y avait un problème. Ton frère s’intéresse physiquement à moi et il
pourrait en profiter pour me reluquer? François a murmuré quelque chose à l’oreille
de sa sœur, qui m’a aussitôt regardée. Quand je lui ai demandé de quoi il s’agissait,
elle a refusé de me répondre et a fait comme si de rien était. Mais qu’est-ce
qu’il lui a dit…?
Nous avons ensuite eu l’idée
de faire une liste de demande toutes plus extravagantes les unes que les autres…
et de demander à Henryk de les transmettre à Lemleck pour nous. Ça passait du
bain, à la fenêtre avec un rideau, l’orchestre, la coiffeuse en bois de
merisier, le fauteuil rembourré, le pouf, le paravent et sans oublier la
plante.
Henryk a lu notre liste, mais
a refusé d’aller voir Lemleck avec, malgré les belles tentatives de Quentin pour
qu’il se sente coupable. Notre petit comité de filles est donc allé trouver le
capitaine au mauvais caractère, qui m’a prouvé une fois de plus qu’il en avait
un. Il a dit oui au bain et à la condamnation de la porte des hommes et next thing we know, nos hamacs étaient
rendus sur le pont. Alors nous allons devoir dormir sur le pont? Mais pourquoi?
Nous voulions seulement avoir
un peu d’intimité, alors c’était vraiment utile d’en arriver là? Pourquoi dire
que soit nous dormions tout le temps sur le pont ou soit c’était en bas? Et c’était
quoi cette histoire de nous donner une leçon? Il n’y avait pas leçons à donner,
parce que tout était une blague! Qu’est-ce que vous n’aviez pas compris
là-dedans? En fait, je sais très bien que vous aviez tout compris, alors
pourquoi ne pas nous avoir dit tout simplement non à tout dès le début? Vous avez
vraiment le don de gâcher tous les rares moments agréables que j’arrive à passer.
Lemleck a décidé que les
hommes dormiraient sur le pont cette nuit et nous dans leur cabine. Mais pourquoi
m’avoir laissé croire que je dormirais sur le pont si vous aviez déjà pris
votre décision? C’est si amusant que ça de me torturer d’une façon ou d’une
autre? Demain, nos hamacs seraient redéménagés et les choses reprendraient leur
cours normal. Bonne nuit Lemleck.